Axel n’a que quatre ans, mais pour le reste de sa vie, il devra être suivi par un cardiologue. Ça n’empêche pas le gamin de sourire à la vie et de s’aligner fièrement avec les Lynx de Saint-Constant pour pratiquer le hockey, son sport préféré.

Au printemps 2024, ses parents Myriam et Julien constatent que leur petit bonhomme semble plus irritable. Il fait de la fièvre, tout pointe vers un virus qui lui occasionne des douleurs intenses. «Il a fallu passer des examens à répétition. Mais imaginez, alors que sa mère et moi ne pouvions l’approcher, qu’est-ce que c’était avec les infirmières et les médecins. Mais il fallait persister pour trouver et finalement, nous avons appris qu’il s’agissait de la maladie de Kawasaki. Il fallait faire vite, parce que ça affecte le cœur et tu peux mourir subitement. Il peut se former des caillots qui mènent à des anévrismes dans les artères du cœur», indique Julien Avon, le père d’Axel.

La maladie de Kawasaki affecte environ 15 enfants sur 100 000 au Québec. S’il s’agit d’une affection rare qui attaque les vaisseaux sanguins du cœur, elle est difficilement diagnosticable. «C’est par élimination. On réfute les autres maladies par des examens. Avec d’immenses machines. Nous avons pensé à la leucémie entre autres, à plusieurs choses. C’est très inquiétant», mentionne le paternel qui remercie néanmoins les professionnels de la santé qui ont été admirables. «Il y a une belle prise en charge à Sainte-Justine, ce sont des gens formidables.»