Le 30 juillet dernier, un électricien a été brûlé aux deuxième et troisième degrés à la suite d’un accident survenu dans un Super C de Saint-Constant. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a présenté le 27 janvier les conclusions de son enquête, qui soulignent entre autres que des lacunes dans la supervision seraient en cause dans cet accident.

Lors de l’accident, l’homme dans la quarantaine de Marieville se tenait devant le coffret de branchement du Super C. L’électricien devait raccorder les câbles d’une génératrice au système électrique principal, en vue d’une interruption de courant du fournisseur d’électricité.

L’électricien a alors mis hors tension les disjoncteurs dans le panneau de distribution, puis a fermé le disjoncteur principal. Le travailleur s’est assuré de l’absence de tension dans la partie supérieure du coffret de branchement, mais il a par la suite effectué une tâche dans la partie inférieure du coffret, qui, elle, était toujours sous tension.

Une déflagration s’est produite dans le panneau inférieur du coffret de branchement et l’électricien a été transporté à l’hôpital pour traiter des brûlures aux deuxième et troisième degrés.

Trois causes retenues

Dans les conclusions, la CNESST indique entre autres que des lacunes dans la supervision sont en cause, tout en estimant que «cet accident aurait pu être évité».

L’enquête de la CNESST a retenu trois causes pour expliquer l’accident : une déflagration électrique s’est produite dans la zone de l’alimentation du disjoncteur principal alors que le travailleur se trouvait à proximité; une tâche effectuée sous tension exposait le travailleur au danger électrique; des lacunes dans la supervision ne permettaient pas de détecter les manquements aux mesures de sécurité et aux directives établies.

Afin d’éviter un tel accident sur des installations électriques, la CNESST rappelle qu’il il existe des solutions, notamment de suivre les règles de sécurité électrique prescrites par le RSST, la norme CSA Z462 et la CMEQ lorsqu’il n’est pas possible d’effectuer le travail hors tension.

La CNESST transmettra les conclusions de son enquête, notamment aux associations d’employeurs ou de travailleurs, à ses partenaires susceptibles d’être concernés par l’enquête ainsi qu’au ministère de l’Éducation qui les diffusera dans les établissements scolaires visés.