Jonathan Hamel est candidat à la mairie de Saint-Philippe lors de la prochaine élection municipale. Impliqué dans plusieurs causes, le néophyte en politique y voit une façon de poursuivre son engagement envers la communauté.
Ce n’était toutefois pas avec l’intention de se présenter qu’il a approché le conseil municipal de Saint-Philippe la première fois. C’était plutôt comme parent qui souhaitait des améliorations à la sécurité routière des enfants dans la ville.
Après quelques échanges avec la mairie qui l’ont laissé sur son appétit, quatre conseillers municipaux l’ont approché à l’issue d’une séance publique.
«Ils ont dit : tu parles bien, tu es en affaires, un bon entrepreneur, avec ton implication avec la fondation, ça te tenterait de te présenter à la mairie? J’ai répondu : non, je n’ai aucune expérience politique», raconte celui qui est propriétaire d’une salle d’entraînement à Brossard et qui a organisé plusieurs collectes de fonds pour la Fondation Charles-Bruneau.
L’idée a cependant germé. Après quelques relances des conseillers et une rencontre avec l’ancienne mairesse Johanne Beaulac, il a accepté le défi, tout en élaborant un plan de match qui lui permettrait de garder du temps pour sa famille et son implication en salle d’entraînement et dans la communauté.
« Je suis vraiment, vraiment motivé par ce nouveau projet!» affirme-t-il.
Techniquement parlant, il est un candidat indépendant, mais il se présente bel et bien avec une équipe formant un regroupement de candidats indépendants.
Développements et services
Quant à son programme électoral, il veut reprendre le thème qui l’a amené à questionner le conseil : la sécurité des enfants. Il donne sa rue en exemple :
«C’est très familial ici. Un samedi soir quand il fait beau, il peut y avoir une trentaine d’enfants dans la rue et les voitures roulent vite. C’est important de mettre ça sécuritaire», soutient le candidat à la mairie.
Il se dit en outre pour un développement responsable dans les zones où c’est possible, notamment en amenant davantage de commerces.
M. Hamel s’imagine entre autres des aménagements avec un rez-de-chaussée commercial et des logements au-dessus, «un peu comme dans le coin du Pasquier», à Delson.
«On est zoné à 93% agricole et c’est pratiquement impossible de réduire ça. Par contre, sur le 7% restant, ce n’est pas utilisé à 100%. Moi, j’ai beaucoup de contacts sur le plan commercial et j’aimerais en attirer», lance-t-il, ne trouvant «pas normal» de devoir faire son épicerie à Candiac.
À propos des taxes, il indique être en faveur de ne pas trop les baisser afin d’avoir plus de services pour les gens.
«Je veux que ce soit vraiment cool d’habiter Saint-Philippe. Je suis là pour les bonnes raisons, je veux amener un élan de fraîcheur à la Ville», assure M. Hamel.

