La Régie intermunicipale de police Roussillon a intégré cet été le projet UNIS, une initiative de partage de renseignement entre corps de police afin de prévenir le phénomène des extorsions envers les commerçants. Les services de police de Longueuil, Montréal et Laval, ainsi que la Sûreté du Québec, avaient dévoilé le projet en avril 2026.

Si la Régie indique que l’ampleur du phénomène de la violence aux commerçants est difficile à évaluer, elle confirme que des commerçants vivent ce genre de situation sur son territoire.

Les méthodes d’intimidation et de violence peuvent inclure des menaces verbales, des visites répétées, des pressions financières, des bris, des «offres de protection», des incendies criminels ou des décharges d’armes à feu.

Dans le cadre du projet, les équipes vont notamment à la rencontre des commerçants pour discuter, identifier les vulnérabilités, offrir des conseils et référer vers des ressources partenaires.

Les policiers vont par exemple accroître leur visibilité auprès des commerçants et encourager le signalement d’actes violents.

La Régie intermunicipale de police Roussillon couvre les territoires de Candiac, Delson, La Prairie, Saint-Constant, Saint-Mathieu, Saint-Philippe et Sainte-Catherine.

Elle est l’un des 16 corps de police municipaux à avoir rejoint le projet à l’été 2026.

Le renseignement à la même place

Lors du dévoilement du projet UNIS le 30 avril dernier, le directeur général adjoint à la Grande fonction des enquêtes criminelles de la Sûreté du Québec, Benoit Dubé, avait indiqué ce que le projet amenait de nouveau pour les corps de police.

«Le Service de renseignement criminel du Québec a pris comme mandat au mois de mars de venir chapeauter tous les corps de police au Québec au niveau renseignement. Dorénavant, le renseignement va être cheminé à la même place et va ensuite être déployé aux corps de police concernés», avait-il mentionné.

«C’est vraiment la centralisation du renseignement qui va amener à quelque part une décentralisation au niveau des enquêtes, pour être à la bonne place au bon moment», avait-il ensuite ajouté, précisant qu’il n’y avait autrefois pas de canal de communication officiel, même si les services de police échangeaient entre eux.