Construit en 1982, l’atelier des travaux publics de Candiac était adapté à une ville de 9 000 habitants. Près de 45 ans plus tard, la ville compte environ 25 000 habitants. Un nouvel espace devait donc être construit, selon la municipalité, qui en a profité pour en faire un bâtiment unique et écologique.
Après deux ans de construction, l’Atelier 25, le nouveau bâtiment des travaux publics de Candiac construit à partir de gros bois d’œuvre, est sorti de terre sur le boulevard Marie-Victorin. Ce type de construction s’arrime avec l’orientation de développement durable pour la construction de futurs bâtiments, adoptée par le conseil municipal.
« On ne veut pas juste construire pour construire », explique Normand Dyotte, maire de la Ville de Candiac.
Ce projet de 30,5 M$ est le premier bâtiment industriel en gros bois d’œuvre avec un toit végétalisé au Québec. Il a été appuyé par le gouvernement du Québec avec une aide financière de 7,5 M$ et par Hydro-Québec avec une aide de 42 000$ grâce au Programme Solutions efficaces.
« La construction en gros bois d’œuvre n’est pas tellement plus chère que la construction en acier, compte tenu des tarifs américains sur l’acier », explique le maire.
L’écoresponsabilité au cœur du bâtiment
Contrairement à l’acier, le bois d’œuvre permet de réduire 21 % des gaz à effet de serre associés à la structure. Des bassins de biorétention et des aménagements extérieurs ont aussi été installés autour du bâtiment pour favoriser l’infiltration des eaux pluviales et réduire les îlots de chaleur.
Avec une superficie de deux bassins olympiques, ce toit soutient les pollinisateurs qui contribuent à la biodiversité. Les services sanitaires sont alimentés à 100 % par un système de récupération d’eau de pluie qui permet de réduire jusqu’à 70 % la consommation d’eau potable.
Le bâtiment est composé de sapins, d’épinettes et de pins laminés et compressés. Cette technique d’assemblage du bois lui permet d’être résistant au feu.
Le maire se veut rassurant quant à l’impact des taxes municipales pour les citoyens.
« Tous les investissements que nous faisons, que ce soit en bâtiment ou dans d’autre projets sont pris en considération dans notre plan quinquennal d’immobilisations », explique-t-il. Pour la création de l’Atelier 25, le coût de taxation sera amorti sur 40 ans.
À l’écoute des employés
Inspirés par la méthode de planification 5S, les employés ont été consultés au préalable quant à l’organisation de l’espace de travail. Cette consultation leur permet de bien s’adapter aux changements.
« C’est eux qui vont vivre dans cet espace de travail, alors c’est eux qui sont les mieux placés pour identifier leurs besoins », ajoute le maire.
Ils ont pu donner leur avis sur la gestion des locaux, des équipements et d’autres aspects liés à l’aménagement.
Une ville en pleine transformation
Le bâtiment actuel situé sur la rue Montcalm sera déconstruit et le site sera utilisé pour faire place à une nouvelle bibliothèque et un nouvel hôtel de ville. Les résidus liés à cette déconstruction seront réutilisés dans de futurs projets. L’estimation des coûts sera annoncée en 2027.
La Ville connaît déjà bien la construction en gros bois d’œuvre. Le toit de la patinoire couverte réfrigérée du parc Haendel en est un exemple, tandis que la nouvelle caserne d’incendie, dont la construction se poursuit, utilise ce même procédé. Son ouverture est prévue au printemps 2027.
