Les restrictions imposées au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) pèsent lourdement sur les entreprises de la Montérégie, selon un nouveau sondage de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et des chambres de commerce régionales. Entre pertes de chiffre d’affaires, annulation de contrats et gel d’investissements, la facture est déjà salée et devrait s’alourdir dans les prochaines années.
L’Observatoire FCCQ a interrogé 34 entreprises de la région. Les résultats sont sans équivoque : chacune a perdu en moyenne 832 000$ jusqu’ici, et prévoit des pertes cumulées de 3,2 M$ sur les deux prochaines années, soit près de 12% de leur chiffre d’affaires moyen.
«Les restrictions au PTET coûtent très cher aux entreprises et à l’économie québécoise, affirme Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ. Réduire l’accès à ces travailleurs alors que 1,4 million de postes devront être comblés dans la prochaine décennie est un non-sens économique. Ottawa doit corriger le tir sans délai.»
Sur la Rive-Sud, les effets se traduisent par des chaînes de production ralenties, des contrats perdus et des projets de croissance suspendus, explique Jean-François Lévesque, président-directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud. «Dans une région clé pour l’économie québécoise (manufacturière, logistique et innovante) ces restrictions freinent directement la création de richesse et d’emplois. Les entreprises ont besoin de prévisibilité, pas de décisions qui compromettent leur fonctionnement et leurs investissements.»
Le sondage montre aussi l’ampleur des impacts :
• 45% des entreprises estiment que leur survie est menacée par ces restrictions.
• 54% jugent la région difficilement (36%) ou pas du tout viable (18%) économiquement en raison de la baisse de l’immigration.
• 32% ont refusé ou annulé des contrats, 26% ont abandonné des projets d’investissement et 32% ont réduit leur production.
Les résultats soulignent une réalité tangible : limiter l’accès aux travailleurs étrangers temporaires n’est pas seulement un casse-tête pour les entreprises, c’est un frein à la croissance et à la compétitivité de toute la Montérégie.
Réduction des travailleurs étrangers temporaires : l’économie de la Montérégie serait en péril

