Adopté le 16 décembre, le budget 2026 de La Prairie se chiffre à 61,2 M$, en hausse de 4,7 M$. Le compte de taxes subira une augmentation moyenne de 3,9%, soit 149$ pour une résidence de valeur moyenne.
Cette hausse s’inscrit dans le contexte de l’entrée en vigueur d’un nouveau rôle d’évaluation. La valeur moyenne d’une résidence unifamiliale passe ainsi de 591 964$ à 674 968$. Ainsi, le compte de taxes moyen passe de 3 813$ à 3 962$.
La hausse de taxes la plus marquée touche les immeubles de 20 logements et plus. Le taux de taxation passe de 0,5293$ à 0,6496$.
En matière de tarification et taxe spéciale, celle des matières résiduelles connait une baisse et passe de 283$ à 264$.
«Malgré les hausses observées au cours des dernières années, le compte de taxes d’une résidence unifamiliale à La Prairie en 2026 demeurera parmi les plus bas des villes environnantes», a exprimé le maire Frédéric Galantai.
Reprise du développement… et reports
Si le moratoire sur les nouvelles constructions est levé depuis septembre 2024, la Ville identifie néanmoins 2026 comme le «début concret de la reprise du développement domiciliaire», qui inclut la construction des premières habitations du projet La Prairie-sur-le-Parc, sur l’ancien golf.
«Cette relance nécessite dès maintenant des investissements pour assurer une croissance durable, structurée et bien encadrée», soutient la Ville.
Le maire a reconnu que l’exercice budgétaire 2026 «a été particulièrement complexe». «Les retards dans certains projets domiciliaires exercent une pression sur nos revenus, alors que parallèlement, les défis liés à nos infrastructures et aux changements climatiques se répercutent directement sur nos dépenses», a-t-il fait valoir.
Dans ce contexte, des projets ont été reportés et «plusieurs compromis ont été nécessaires». Le Reflet attend des explications et détails à ce sujet.
Hausse des dépenses
Les dépenses augmentent de 4,7 M$ par rapport à 2025; une hausse due à divers facteurs.
Le lancement du projet La Prairie-sur-le-Parc entraîne un accompagnement professionnel en urbanisme, en environnement et en ingénierie, «afin de garantir une planification conforme aux orientations de développement durable de la Ville».
Et les nouveaux revenus fonciers, en contrepartie, entreront dans les coffres de la Ville que progressivement, au fur et à mesure que la construction s’achèvera et que des résidents s’y installeront. Cela signifie donc une croissance limitée des revenus.
Par ailleurs, les quotes-parts versées aux organismes tels que la Régie intermunicipale de police Roussillon, la Régie incendie de l’Alliance des Grandes-Seigneuries, l’Autorité régionale de transport métropolitain et la Régie d’assainissement des eaux du bassin de Laprairie ont grimpé de 6%, soit près de 1,1 M$.
Au chapitre des dépenses, l’hygiène du milieu (eau) est celle qui a connu la plus forte hausse, soit 13%, pour atteindre 9,3 M$. Les dépenses de voirie seront 8,8% plus élevées (8,2 M$) qu’en 2025.
La Ville identifie aussi la poursuite essentielle de divers projets municipaux comme un facteur expliquant une augmentation des dépenses.
PTI
La réalisation de plans et devis pour la construction du parc de la rivière Saint-Jacques est ainsi inscrite dans les projets 2026 du Plan triennal d’immobilisations (PTI), dans le cadre de dépenses en matière de loisirs et parcs qui se chiffrent à 6,15 M$.
Le PTI prévoit des dépenses de 10 M$ dans les bâtiments, ce qui inclut les études pour une nouvelle usine d’assainissement des eaux usées et l’agrandissement de l’usine de filtration d’eau potable.
La réfection des infrastructures municipales et l’intégration des principes d’aménagement résilient sont aussi dans les plans de l’administration.
Revenus
Les revenus fonciers représentent 81% des revenus de la Municipalité. Dans ce contexte, la Ville dit continuer ses efforts pour maximiser les subventions gouvernementales et «réduire progressivement le recours aux excédents cumulés». La Ville entend recourir à 1,36 M$ des excédents au cours de la prochaine année.
En 2026, la Ville réduira de 550 000$ les sommes consacrées aux intérêts et au remboursement de la dette, malgré la pression du renouvellement d’emprunts qui ont été contractés à très faible taux en 2021. Selon les prévisions de la Ville, la dette passera de 70 M$ à 73 M$ en 2026.

