La Voie maritime a gelé plus tôt que prévu. Si bien que des navires se retrouvent toujours dans le corridor maritime Montréal-Lac Ontario, au-delà du 5 janvier, date initiale prévue de la fermeture de la voie navigable. La Garde côtière canadienne (GCC) est donc sollicitée en plus grand nombre afin de permettre à tous de retourner à bon port.
En 2018, une telle situation était survenue et la fermeture de la Voie maritime avait été repoussée au 11 janvier. Auparavant, il faut reculer à 2012 pour un autre épisode aussi exceptionnel.
«C’est demandant, a laissé savoir Guillaume Paradis, surintendant au programme de déglaçage et contrôle des inondations de la GCC. Ça nous rappelle que l’hiver existe.»
M. Paradis a mentionné que la Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent avait demandé de plus petites unités vers le 17 décembre.
Or, la vague de froid qui a sévi a incité le gestionnaire à demander plus d’effectifs à la GCC. «Elle a demandé un brise-glace de taille moyenne, un autre plus petit en plus de nous avoir demandé d’affréter un bateau pour servir d’escorte, a précisé M. Paradis. Des unités, on en a, mais pas en quantité faramineuse.»
Le corridor Montréal-Lac Ontario est enclavé. Si bien que, comme l’explique le surintendant de la GCC, un brise-glace doit naviguer à basse vitesse. Afin de limiter les vagues, le mouvement des glaces et les impacts sur les berges.
Les plus gros brise-glaces peuvent comporter un équipage de 34 personnes pour assurer le fonctionnement des machines, de la logistique et de la navigation.
Redoux salutaire
La Corporation de gestion de la voie maritime du Saint-Laurent, dit toujours opérer dans des conditions hivernales difficiles.
Les températures plus clémentes, au-dessus du point de congélation, sont bien accueillies parce qu’elles contribuent à limiter la détérioration des conditions de glace, qui demeurent, malgré tout, présente dans l’ensemble du système.
«Les activités de gestion de la glace et de déglaçage se poursuivent, assure Nicole Giroux, gestionnaire – relations médias et communications à la Corporation. Les navires progressent lentement et de façon soutenue dans les secteurs touchés, selon les conditions, conformément aux pratiques d’exploitation de fin de saison.»
Toutes les mesures sont prises pour maintenir un transit sécuritaire des navires. Des avis ont même été donnés aux amateurs de sports d’hiver.
«Le mouvement des navires peut créer des vagues, faire fluctuer les niveaux d’eau et provoquer des changements de pression sous la glace, ce qui engendre des conditions instables et imprévisibles près des chenaux de navigation, même lorsque la glace semble solide, a laissé savoir la Corporation. Nous rappelons au grand public qu’il est dangereux de circuler sur la glace à proximité des chenaux de navigation. La pêche sur la glace, la pratique de la motoneige et l’utilisation de véhicules tout-terrain près de ces zones présentent des risques graves pour la sécurité. »
Jeudi après-midi, selon la carte de la Voie maritime, le Whitefish Bay et le CSL Welland, deux vraquiers en direction de l’Ontario, étaient amarrés tout près de Montréal.
