La Ville de La Prairie a adopté une nouvelle structure salariale pour les employés cols bleus et cols blancs le 16 décembre. Une entente qui aurait pu être adoptée en août, mais que le conseil avait reportée pour les nouveaux élus.
Amorcés à la fin de 2021, les travaux ont ainsi permis d’aboutir à une structure salariale renouvelée qui assure une plus grande équité interne, indique la Ville.
«Concrètement, avant la mise en place de la nouvelle structure salariale, les employés cols bleus n’avaient pas une rémunération globale équivalente à celle des employés cols blancs pour des emplois de valeur équivalente, selon la grille de pointage utilisée pour l’évaluation des postes», explique Dominique Beaumont, directrice des communications de La Prairie.
L’entente est le fruit d’un processus «mené en collaboration avec les syndicats», écrit la Ville. Une étude de marché externe a aussi été effectuée afin de positionner la Ville de manière concurrentielle par rapport aux municipalités comparables de la région et «d’offrir des conditions salariales avantageuses aux employés».
Portée rétroactive
La nouvelle structure salariale est entrée en vigueur au moment de son adoption, avec une portée rétroactive au 1er janvier 2025.
«Malgré la longueur du processus et les discussions nécessaires pour y parvenir, les parties ont fait preuve d’engagement pour aboutir à une entente équitable et avantageuse. Je tiens donc à remercier tous ceux qui ont contribué à ce dossier», a notamment déclaré le maire Frédéric Galantai.
Rappelons que le conseil municipal aurait pu signer la nouvelle entente à la séance publique d’août, mais a plutôt reporté la décision, à la déception de travailleurs présents.
«Le conseil a pris la décision de reporter cette décision, puisque l’adoption de cette grille salariale va avoir des impacts financiers importants sur le prochain budget de la Ville en 2026. On considère que ce sera au prochain conseil municipal [élu] de faire l’analyse des impacts financiers de la nouvelle grille salariale et de prendre des mesures pour trouver l’équilibre budgétaire», avait alors soutenu M. Galantai.

