Les résidents de la rue Johanne qui subissent fréquemment des manques d’eau devront vraisemblablement prendre leur mal en patience. L’étude hydrogéologique du secteur rural, qu’envisageait la Ville afin d’identifier les mesures pour s’attaquer à cet enjeu, figure à la liste des projets reportés dans le cadre du plus récent exercice budgétaire.

À la présentation du budget 2026 en décembre, le maire Frédéric Galantai a admis que l’exercice s’était révélé «particulièrement complexe». Les retards dans certains projets domiciliaires exercent une pression sur les revenus, alors que les défis liés aux infrastructures et aux changements climatiques affectent les dépenses. Dans ce contexte, la Ville a dû reporter des projets et «des compromis ont été nécessaires», a-t-il annoncé à ce moment.

Au Reflet, la Ville de La Prairie indique que l’étude hydrogéologique du secteur rural fait partie de ces reports.

Rappelons qu’à l’automne, le journal avait rencontré des résidents de la rue Johanne qui dénonçaient les fréquents problèmes d’approvisionnement en eau. Ces résidences sont alimentées par un puits.

Raccorder le secteur rural au réseau d’aqueduc étant trop dispendieux, la Ville comptait plutôt réaliser une étude hydrogéologique, qui aurait brossé un portrait de la situation et aurait permis «d’identifier les mesures à privilégier pour en assurer une gestion durable».

À ce moment, la Ville affirmait que l’étude serait proposée à l’étude budgétaire 2026 et qu’elle pourrait être planifiée en 2026 ou reportée.

Autres reports

À la liste de reports confirmés par la Ville s’ajoutent la réalisation d’une politique de participation citoyenne, la refonte de l’image de marque et la mise sur pied d’un concours d’aménagements paysagers écologiques.

La Ville renonce de plus à l’ajout de divers spectacles à sa programmation, de même qu’à la réalisation d’un plan de mobilité active et d’un programme de soutien aux initiatives citoyennes en environnement.

Elle reporte par ailleurs l’embauche d’un directeur adjoint à l’usine de filtration et d’un coordonnateur à la transition écologique.

«Le report de certains projets a été fait via concertation des élus en considération des contraintes budgétaires», signifie Julie Doré, conseillère aux communications numériques.

Les «compromis» auxquels M. Galantai a fait référence sont l’étalement des nouvelles dépenses en technologies de l’information sur deux ans et un ralentissement de la numérisation des archives.

De plus, la Ville retarde de quelques mois l’embauche d’un contremaître au Service des travaux publics, de deux employés au Service de l’urbanisme et d’un journalier au Centre multifonctionnel Guy-Dupré.