Une Laprairienne voulant dénoncer le fait que des électeurs puissent se rendre aux urnes le visage couvert a enfilé sur sa tête une taie d’oreiller lors du vote par anticipation, le 10 octobre.

Elle désire «que le gouvernement et les juges se réveillent avec cette loi qui ne semble pas du tout normale, voire outrageante. J’avais un gallon à mesurer au cou afin de démontrer que ce n’est pas juste une mesure ce qui se passe présentement. Jusqu’où l’on augmentera cette mesure permissive?», a-t-elle écrit dans une lettre anonyme envoyée au Reflet.

Celle-ci était accompagnée de photos montrant son geste.   

La procédure du personnel électoral a été appliquée, dit-elle. On lui a demandé si elle désirait retirer son masque. Comme elle a refusé, elle a dû prêter serment en répondant à trois questions et par la suite signer un document.

«Et ce fût réglé! J’avais mon carton pour mettre mon « X » dessus ainsi que ma taie d’oreiller toujours sur la tête», a-t-elle affirmé.  

Loi

D’après Serge Fleyfel, porte-parole d’Élections Canada, la Loi électorale n’interdit pas de voter le visage caché.

«Lorsque la personne prête serment pour dire qu’elle est réellement celle qu’elle prétend être, elle doit présenter des pièces d’identité comportant son nom et son adresse. C’est un document qu’elle signe et qui est enregistré. Si les renseignements sont faux, elle peut être poursuivie», rappelle ce dernier.

Lorsqu’on lui fait remarquer qu’il est impossible aux travailleurs d’élection de vérifier si l’individu devant eux est vraiment celui qu’il prétend, M. Fleyfel répond que le directeur général des élections ne fait qu’appliquer la loi.

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