Prise dans les glissements de terrain survenus dans la municipalité de Hope en Colombie-Britannique le 14 novembre, la Candiacoise d’origine Marie-Michèle Côté a vécu toute une frousse, a-t-elle confié au Reflet.

Alors qu’elle était de retour d’un voyage en plein air avec des amies à Kelowna, la jeune femme a traversé la ville de Hope en direction de son domicile à North Vancouver.

«Les routes sont assez dangereuses et étroites dans les régions montagneuses, mentionne-t-elle. Lorsqu’il y a des événements météorologiques, les conditions routières sont intenses.»

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Les autoroutes étaient complétement submergées. (Photo: gracieuseté)

En consultant les prévisions météorologiques, elle a vu que quelques centimètres de neige étaient prévus. Les précipitations se sont toutefois transformées en pluie battante.

«Nous pensions rentrer à la maison vers 21h, mais nous nous sommes rapidement rendu compte que ça ne serait pas possible en raison des fermetures de routes», raconte la Candiacoise.

En arrivant à Hope, où il n’y avait plus d’électricité, Marie-Michèle Côté et son groupe d’amies ont appris entre les branches que les autorités fermaient les routes l’une à la suite de l’autre. Elles n’étaient pas en mesure de consulter l’état des routes sur le navigateur de leur cellulaire. Le réseau téléphonique était instable, parce que plusieurs personnes essayaient d’y accéder en même temps.

Elles sont donc restées dans la petite municipalité de plus de 6 000 habitants, mais ont dû trouver un endroit pour dormir, car toutes les chambres d’hôtel étaient occupées. Pendant une nuite, elles ont dû dormir dans leur voiture garée dans une halte routière.

«Dans le stationnement où on était, l’eau commençait à s’accumuler, renchérit-elle. Il fallait donc trouver un endroit où se loger, d’autant plus que nous n’avions pas de nourriture avec nous.»

Bons Samaritains

Le groupe d’aventurières a trouvé refuge dans une école secondaire. Elles ont dû dormir sur le sol, mais étaient au chaud, en plus d’avoir accès à des repas offerts par des bénévoles.

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La famille de bons Samaritains. (Photo: gracieuseté)

Puis, une famille accueillante leur a offert de se loger dans sa maison. Elles ont accepté, après s’être assurés qu’elles ne prenaient pas la place d’une famille dans le besoin.

«La famille était extrêmement gentille, les enfants nous ont même laissé leur lit et nous avons été accueillies avec des coupes de vin.»

-Marie-Michèle Côté

Après trois nuits, le trio a appris qu’une route alternative avait été dégagée et que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) escorterait les véhicules.

«On a pris la route, mais le voyage de retour a duré près de cinq heures entre Hope et Vancouver, dit-elle, précisant qu’en temps normal, le trajet dure moins de deux heures. On voyait les amas de débris sur le côté de la route.»

Maintenant de retour dans sa résidence à North Vancouver, elle est à l’abri. Toutefois, les autorités conseillent aux Britanno-Colombiens d’éviter les déplacements non essentiels et de se limiter à 30 litres d’essence par véhicule, puisque les camions de marchandise ont encore de la difficulté à compléter leurs livraisons dans les régions sinistrées.

Sans être une experte des changements climatiques ou de l’environnement, la Candiacoise a offert son opinion sur les causes de ce désastre naturel.

«Les grandes pluies ont été l’élément déclencheur, mais les feux de forêt survenus cet été n’ont pas aidé puisqu’ils ont rendu les sols très fragiles. Ce qui restait des arbres est parti lorsque la pluie est tombée», estime-t-elle.

Enseignement

Marie-Michèle Côté est orthopédagogue à l’école primaire et secondaire André-Piolat à North Vancouver. Elle aide ceux qui ont des troubles d’apprentissage et fait aussi de la rééducation, explique-t-elle.