Un conducteur de 23 ans de Châteauguay a été arrêté dans la nuit du 5 au 6 juin après une fuite à haute vitesse impliquant plusieurs corps policiers.
Vers 2 h 30, des patrouilleurs du poste autoroutier de Candiac de la Sûreté du Québec ont repéré un véhicule circulant sans plaque d’immatriculation sur l’autoroute 15 nord, à la hauteur du pont Samuel-De Champlain, à Montréal. À la vue des policiers, le conducteur a immédiatement pris la fuite.
Grâce à un partage rapide de l’information entre les différents services, les policiers du poste autoroutier de Montréal ont pris le relais sur l’autoroute 20 ouest. Le véhicule a alors été capté à une vitesse de 217 km/h dans une zone où la limite est fixée à 70 km/h. Selon la SQ, la vitesse du véhicule ne permettait pas une interception sécuritaire.
Le fuyard a poursuivi sa route en direction de la route 138 ouest et du pont Mercier. Les agents du service de sécurité de Kahnawake, les Peacekeepers, ont alors été appelés en renfort. Ceux-ci ont finalement localisé le véhicule immobilisé dans le stationnement d’un commerce situé sur leur territoire.
Lors de l’intervention, le suspect aurait tenté de prendre la fuite une seconde fois avant d’entrer en collision avec le véhicule des agents. L’impact a rendu son véhicule inopérable, permettant son arrestation sur place.
L’homme pourrait faire face à plusieurs accusations criminelles, notamment de fuite et d’agression armée. Il a également reçu plusieurs constats d’infraction.
Son véhicule a été saisi pour une période de 30 jours et son permis de conduire a été suspendu pour sept jours.
La Sûreté du Québec a toutefois précisé que, contrairement à certaines informations diffusées initialement, l’événement est survenu dans la nuit du vendredi 5 juin au samedi 6 juin.
Par ailleurs, tant la Sûreté du Québec que les Peacekeepers de Kahnawake mènent des enquêtes distinctes relativement aux éléments criminels constatés sur leurs territoires respectifs. Les deux dossiers feront l’objet d’une présentation conjointe au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui déterminera les accusations qui pourraient être portées.
