Le Reflet a passé quelques heures en compagnie des médecins de l’Hôpital vétérinaire Roussillon, vendredi. Entre les rendez-vous de routine et les chirurgies plus complexes, l’équipe aime faire face à l’inconnu.

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La journée a débuté en compagnie du Dre Lovie Gauthier-Poulin qui a reçu Gripette, une Boston terrier de 4 ans, qui subissait son examen annuel. La prise de sang n’enchantant pas l’animal, la vétérinaire a dû lui placer une muselière pour l’empêcher de mordre.

«C’est notre seule prévention pour les accidents du travail dans notre métier, a—t-elle rappelé, après le rendez-vous. Le contexte stresse l’animal. C’est sa façon de me dire qu’elle n’est pas contente. Il faut observer le langage non verbal.»

En quelques minutes, la vétérinaire, accompagnée d’une des techniciennes en santé animale, a été en mesure de dire que la chienne est en parfaite santé.

«Ce n’est pas très long, mais on fait quand même le tour, explique Mme Gauthier-Poulin. Ça passe vite, mais mine de rien, on a tout regardé même si on jasait avec le client.»

Entre les rendez-vous, les vétérinaires en ont profité pour mettre à jour les dossiers à l’ordinateur.

Le deuxième rendez-vous de la journée du Dre Gauthier-Poulin approchait, celui de la petite chienne Frida. Une technicienne en santé animale fait une préconsultation avec le client afin de préparer la vétérinaire.

«C’est une façon de mettre leur travail en valeur, explique sa collègue, Véronique Dubois. Les techniciennes sont comme en quelque sorte comme les infirmières à l’hôpital.»

Les premières informations concernant Frida parlent d’irritation et de sang sur ses fesses.

Après l’avoir rasée, Dre Gauthier-Poulin constate un problème avec une des glandes annales de l’animal et une plaie à l’endroit enflammé. Elle a vidangé la glande et la chienne a semblé se sentir mieux.

Cas lourd

Alors que Mme Gauthier-Poulin a conclu le rendez-vous, Dre Dubois s’apprêtait de son côté à procéder à un détartrage sur un chat, dont les dents étaient très endommagées, explique-t-elle.  

Elle a remarqué que les dents s’enlèvent trop facilement. Certaines d’entre elles ont pris deux minutes à retirer alors qu’elles devaient en prendre 45 minutes, mentionne la docteure.  

«Ce n’est pas normal. Il y a un manque d’hygiène dentaire et des lésions aux gencives», précise-t-elle.

Cette dernière ainsi que les docteurs Gauthier-Poulin et Richard Houle se sont relayés pour constater l’état de la situation. Des radiographies dentaires seront nécessaires. Alors que je quitte l’hôpital, les trois médecins en sont à déterminer ce qui sera le mieux pour le chat. Cela pouvait impliquer de retirer toutes les dents de l’animal.