La Ville de Sainte-Catherine relance son projet de stabiliser les berges de la rivière Saint-Régis. En décembre, elle a octroyé un contrat à la firme Stantec pour la préparation des plans et devis des travaux, mais cette entente est conditionnelle au versement d’une nouvelle subvention de Québec.

Le contrat comprend un volet de conception évalué à 841 389 $ et un volet de surveillance des travaux estimé à 633 961 $.

«L’octroi du contrat est conditionnel à l’obtention d’une promesse de financement du Programme de résilience et d’adaptation face aux inondations du gouvernement du Québec», précise la Ville au Reflet.

Celle-ci dit ignorer encore «le montant qu’elle pourrait recevoir du programme. Le budget sera actualisé dans le cadre de ce mandat», ajoute-t-elle. La Ville a déjà obtenu une promesse de financement du Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes dans ce dossier.

Manque de financement

Cette avancée survient dans le contexte où la Ville de Sainte-Catherine a récemment perdu une aide financière de 1 M$ de Québec reçue en 2021. Selon les termes de l’entente, les travaux devaient débuter avant le 31 décembre 2025, mais ces derniers «n’ont pas pu commencer avant cette date faute de financement», indique la Municipalité au Reflet.

Sainte-Catherine a ainsi dû rembourser le premier montant de 250 000 $ que Québec lui avait versé, d’après une résolution adoptée lors de la séance du conseil municipal en septembre dernier. La résolution fait état de plusieurs demandes de la Ville adressées au ministère de l’Environnement pour lui permettre de conserver le financement, lesquelles ont toutes été refusées par le ministère.

L’érosion des berges de la rivière Saint-Régis préoccupe la Ville et ses riverains depuis longtemps. Cette situation remonte aux pluies diluviennes record survenues en 1996 lors desquelles la rivière Saint-Régis avait débordé à la hauteur du boulevard Saint-Laurent à Sainte-Catherine.

En 2018, un règlement d’emprunt de 7,8 M$ et sa répartition des coûts avaient été critiqués par les citoyens au point où la Ville avait reculé. Puis, en 2022, le député fédéral de l’époque, Alain Therrien, avait obtenu une somme de 20 M$ de la part d’Ottawa. L’ex-mairesse Jocelyne Bates évoquait alors une facture totale de 52 M$. À ce jour, l’aide financière fédérale de 20 M$ est toujours disponible, a confirmé Sainte-Catherine au Reflet.

Durant la campagne électorale en 2025, la MRC de Roussillon avait interpellé les candidats. Elle affirmait alors que le dossier de la stabilisation des berges de la rivière Saint-Régis était «au point mort» et freiné par un processus de consultation ardu entre les instances gouvernementales et le Conseil mohawk de Kahnawake, qui revendique des terres non cédées.

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