Le Cégep de Valleyfield a vu plus de 3200 étudiants s’inscrire en vue de la rentrée 2026-2027, une 60e pour l’institution collégiale qui voit une hausse se poursuivre dans plusieurs de ses programmes.

«C’est un puissant rituel social que nous vivons avec la rentrée. Il y a énormément de gens qui sont engagés dans cette réalité», indique le directeur général du Cégep, Marc Rémillard qui se réjouit de voir encore grimper la notoriété de son établissement. Ainsi, le campus principal de Salaberry-de-Valleyfield compte 2525 étudiants, une hausse de 2,22 %. Quant aux centres d’études on verra 387 étudiants, soit une hausse d’environ 1 % à Saint-Constant, alors qu’à Vaudreuil-Dorion, 278 collégiens franchiront les portes des salles de classe. Dans ce cas, puisqu’il s’agit d’un relativement nouveau centre, il est question d’une hausse de 47 %.

On parle donc d’une hausse de 5 % de la fréquentation. «Ce n’est pas fini, parce qu’on évalue que 4000 étudiants s’inscriront en 2032. Nous devrons trouver de la place. On va continuer à agrandir de l’intérieur. Nous allons récupérer une partie de l’espace de la bibliothèque alors que 75 % du rayonnage va quitter. Nous utiliserons des locaux de la Cité des Arts et des Sports que nous pourrons louer. Nous allons réaménager les anciens locaux de Génie mécanique», indique Marc Rémillard qui compte aussi sur un personnel dévoué et complet avec 124 embauches depuis 16 mois.

Des étudiants heureux

S’il est heureux de voir les sourires des jeunes qui entrent au Cégep en ce mois d’août, les étudiants se disent également heureux de l’ambiance qui règne dans les locaux de l’école. Avec un indice global de 73 %, les étudiants disent bien se sentir dans l’environnement du Cégep de Valleyfield. «L’indice de bien-être des étudiants est de 72 % à Valleyfield, de 73 % à Saint-Constant et de 71 % à Vaudreuil-Dorion. C’est bien, mais nous visons encore plus haut», plaide le directeur général qui voit le monde de l’éducation se transformer et suivre les tendance.

Par exemple, le programme de Techniques de l’informatique doit revoir ses plans avec l’avènement à la vitesse grand V de l’intelligence artificielle.

«Il y a des défis, des enjeux et nous avons entrepris des actions», indique Marc Rémillard.

La coordonnatrice du programme, Farida Mostefaoui, abonde. «C’est un métier qui se transforme, pas un métier qui disparaît. L’IA s’automatise, mais nous devons revoir le rôle du technicien qui évolue et qui devient un rôle de conception, d’intégration, d’orchestration, de validation et de supervision, entre autres. Les entreprises auront besoin de professionnels capables de travailler avec l’IA tout en comprenant ce qu’elle produit», dit celle qui voit à anticiper cette transformation pour maintenir la pertinence de la formation et l’employabilité des diplômés.

Six enseignants s’emploient à former les techniciens de demain qui doivent adopter une pensée computationnelle.

«Les entreprises veulent embaucher des TI seniors, mais s’ils ne mettent pas rapidement la main sur nos techniciens juniors, ils vont se mordre les doigts dans quelques années», croit Marc Rémillard qui travaille de près à s’assurer que les programmes demeurent pertinents et adaptés.

Étienne Leduc, directeur des études indique que le Cégep fait figure de modèle en ayant compris et adopté une mouvance il y a déjà quelques années. «Nous avons un coup d’avance et nous comptons tout faire pour demeurer au-devant des changements», conclut-il.