Une murale colorée et chargée d’histoire a été dévoilée mardi en fin de journée au centre municipal Aimé-Guérin à Sainte-Catherine. Intitulé « Héritage en couleur », c’est le fruit d’un projet de médiation culturelle ayant réuni des aînés de l’Âge d’or Kateri et les artistes du collectif Funky Art Cartel.

Réalisée au cours de l’hiver, l’œuvre illustre différents pans de l’identité locale et témoigne d’une collaboration intergénérationnelle que la Ville souhaite voir se multiplier.

Une trentaine de personnes ont assisté à l’inauguration, en présence du maire et de membres du conseil municipal.

Dans son allocution, le maire Sylvain Bouchard a insisté sur la portée sociale de l’initiative. « Cette murale nous rappelle à quel point la culture permet de créer des ponts et de renforcer le sentiment d’appartenance à notre communauté », a-t-il déclaré.

Installée dans une salle fréquentée par les participants aux activités municipales, l’œuvre trouve naturellement sa place, selon l’élu. « Quand on organise des activités, comme le bingo, plusieurs arrivent deux heures en avance et attendent ici. C’est un peu leur salle d’attente », a-t-il expliqué, soulignant le rôle rassembleur du centre municipal. « C’est un lieu vivant, où se rencontrent les jeunes et les moins jeunes. »

photo réalisation murale
(Photo : Picaboo photographie)

Le maire n’a pas manqué de rappeler l’importance des aînés dans la communauté locale. « L’Âge d’Or Kateri compte environ 500 membres. Les aînés sont nos bâtisseurs », a-t-il affirmé, tout en remerciant les bénévoles. « Une ville sans bénévoles, c’est une ville morte. » 

Parmi les participantes, Lucile, membre de l’Âge d’or Kateri, se dit enthousiaste face à l’expérience. Présente lors des deux journées de création, elle a apprécié l’activité, malgré une légère réserve. Elle aurait souhaité voir davantage d’éléments emblématiques de la ville, comme les éoliennes, intégrés à la murale. « J’y retournerais sans hésiter », assure-t-elle toutefois, si un projet similaire est proposé. 

Pour la présidente de l’Âge d’or Kateri, Patricia Perreault, cette initiative représente bien plus qu’un simple projet artistique. « Cette année, on nous a offert une médiation culturelle avec la Ville et j’ai accepté avec plaisir », explique-t-elle. Elle y voit une occasion précieuse de briser l’isolement. « Les aînés se retrouvent souvent seuls. Les faire venir socialiser ici, c’est la plus belle chose. »

Entre activités physiques, danse, soupers communautaires et bingo, le centre municipal joue déjà un rôle clé dans la vie sociale des membres. L’ajout de projets culturels vient enrichir cette offre. « C’est un beau cadeau. Ils sont très généreux avec nous », souligne Mme Perreault.

Au-delà de l’œuvre elle-même, la murale laisse une empreinte durable dans la communauté. « C’est ce genre de projet qui nous fait évoluer et avancer. Laisser une trace culturelle comme ça, je trouve ça beau », conclut-elle.