Tout comme bien des entreprises, les organismes de la région vivent la crise entourant la COVID-19. Bien qu’ils aient dû fermer la plupart de leurs services, ils souhaitent maintenir l’aide alimentaire tout au long de cette pandémie.

«Bien entendu, on regarde ça au jour le jour, indique le directeur général du Complexe le partage, Frédéric Côté, au Reflet. Va-t-il y avoir une évolution en demandes, une diminution en dons? Un moment donné, il y a aussi l’enjeu financier qui va jouer. Mais c’est notre mission première; notre intention est d’offrir l’aide alimentaire durant toute cette période.»

Le 18 mars, le Complexe recevait six nouvelles demandes d’aide alimentaire. En termes de denrées, l’organisme compte sur une réserve formée grâce aux dons de la guignolée de Noël. D’ailleurs, la guignolée à l’année, lancée par Le Partage le 1er mars, avait connu une première semaine «extraordinaire», mentionne-t-il. La semaine suivante a toutefois été «un peu moins fructueuse, et on le comprend».

«Maintenant, étant donné que les tablettes sont plus vides, on récupère moins de nourriture dans les épiceries actuellement», admet M. Côté.

Il souligne que son équipe et lui en sont à «mettre en place un service de livraison de l’aide alimentaire spécifiquement pour les personnes de 70 ans et plus, pour éviter qu’elles aient à se déplacer.»

Assez de denrées «pour l’instant»

La Corne d’abondance de Candiac a, tout comme le Complexe le partage, fermé sa friperie. Idem pour le triage, les boîtes de dons et le conteneur.

«On est tous des bénévoles et la moyenne d’âge est assez élevée, donc il faut respecter les règlements. La seule chose qui reste active est le comptoir alimentaire»

-Joanne Audet

Seul le comptoir alimentaire est ouvert le mercredi de 9h à 11h.

«Les gens viennent, donnent leur nom. On ne les fait pas entrer. On prépare leur épicerie et on leur donne ce dont ils ont besoin. On a une espèce de porte de garage. Quand c’est prêt, on l’ouvre, ils prennent les sacs et s’en vont. On fonctionne avec des gants pour se protéger», détaille la directrice des communications Joanne Audet.

Selon elle, la Corne d’abondance a «pour l’instant» assez de denrées pour fournir les familles dans le besoin.

«IGA nous envoie des plats préparés, du pain, etc. Ça nous sert», dit-elle.

L’objectif est le même que pour le Complexe le partage: garder le comptoir ouvert pendant toute la pandémie.

«Les gens qui veulent venir porter des choses devront attendre. On n’est pas en mesure de recevoir quoi que ce soit», précise Mme Audet, ajoutant qu’il est important de rester à la maison.

Bénévoles recherchés

«On a perdu à peu près 92% de nos bénévoles pour différentes raisons. Certains avaient plus de 70 ans et d’autres ont préféré rester à la maison», indique le directeur général du Complexe le partage.

L’organisme a publié des avis de recherche sur sa page Facebook. Plusieurs ont répondu à l’appel, dit Frédéric Côté.

«On est en mesure de compléter notre service d’aide alimentaire avec des employés de la direction et de l’administration et certains bénévoles», assure-t-il.

Le Complexe a d’ailleurs mis en place différentes mesures d’hygiène.

«Au niveau de l’aide alimentaire, on ne fait entrer que quelques personnes à la fois avec du désinfectant. On demande aux gens de porter des gants pour faire l’aide alimentaire. Les autres attendent à l’extérieur. On avait aussi fait cette semaine un très grand ménage de désinfection de tous nos espaces de travail», ajoute M. Côté.