La première édition du Créafest Delson a dépassé les attentes de ses organisateurs. Présenté du 14 au 16 août au cœur de Delson, le festival gratuit consacré aux arts a attiré plus de 2100 festivaliers, un achalandage qui laisse entrevoir un avenir prometteur pour ce nouvel événement culturel en Montérégie.
Pendant trois jours, le quadrilatère formé par l’église, le centre communautaire et la rue Sainte-Thérèse s’est transformé en terrain de jeu artistique. Au total, 16 rendez-vous ont été proposés au public, mêlant danse, arts visuels, cirque, littérature jeunesse et musique.
Le coup d’envoi a été donné vendredi soir par le chorégraphe Jean-Marc Généreux et ses invités. Le natif de Longueuil souhaitait notamment rendre la danse accessible au plus grand nombre.
«L’idée de base, c’est que les gens se dépoussièrent les hanches. On va faire ça quelque chose de très, très simple», a-t-il lancé en entrevue avec Le Reflet.
Avant de laisser la place aux danseurs professionnels, Généreux voulait surtout faire participer le public.
«Moi, je veux qu’à la base, que les gens ressentent c’est quoi la danse. On va mettre juste monsieur et madame Tout-le-Monde debout, on va les faire danser», a-t-il expliqué.
La soirée a ensuite fait place à plusieurs danseuses et danseurs québécois, qui ont offert un spectacle énergique devant l’église.
Autre figure centrale de cette première édition, le chorégraphe Alex Francoeur, originaire de Saint-Constant, a insisté sur l’importance de redonner une place aux arts dans les municipalités de la région.
«Moi, je suis extrêmement fier de venir de la région. Je m’implique avec plusieurs organismes. S’il n’y avait pas des gens qui avaient investi en moi, des écoles de danse, des professeurs de danse qui étaient dans la région pour me donner ce que je suis, je ne serais pas là aujourd’hui», a-t-il souligné.
Pour lui, la gratuité du festival constituait également un élément essentiel afin de permettre au plus grand nombre de découvrir différentes disciplines artistiques.
«Tout est gratuit ce week-end. C’est important de justement laisser les gens découvrir sans aucun tabou et sans avoir à calculer dans leur budget», a-t-il affirmé.
Le maire de Delson, Christian Ouellette, partage cette volonté de créer davantage de lieux de rassemblement culturels dans la région. Il dit également vouloir contribuer à changer la perception des municipalités de banlieue.
«Je dis beaucoup à mes citoyens que les banlieues-dortoirs, c’est le début de la fin», a-t-il déclaré.
«Des activités comme ça pour nos citoyens, c’est très bien. Avant, il fallait sortir de nos communautés pour assister à un festival», a-t-il rajouté.
13 tonnes de sable au cœur de Delson
Le festival ne s’est toutefois pas limité aux spectacles. Parmi les installations qui ont particulièrement retenu l’attention, une plage urbaine composée de 13 tonnes de sable a permis de transformer le centre-ville le temps d’une fin de semaine.
Samedi, les festivaliers ont notamment pu y jouer au volleyball, participer à une activité de salsa et profiter, en soirée, de la musique du DJ THE LAB.
La programmation s’est aussi appuyée sur une tradition locale. La traditionnelle épluchette de blé d’Inde de Delson a été intégrée aux festivités du samedi, juste avant le spectacle de Guillaume Lafond et ses invités.
Un rendez-vous de retour en 2027
Forte de la réponse du public, la Ville de Delson confirme déjà le retour du Créafest en 2027.
Elle souhaite profiter de cette première expérience pour faire grandir le festival et continuer à positionner Delson comme un lieu où se rencontrent l’art, la créativité et la communauté.
