Sonia Ziadé, candidate du Parti libéral du Québec (PLQ) dans La Prairie, est investie dans la campagne électorale. Elle a quitté son emploi; un saut en parachute sans plan B. Celle qui n’en est pas à une première tentative de se faire élire dit se sentir prête à être députée.  

«Je suis à ma place et je suis là pour les bonnes raisons, laisse-t-elle entendre. Je crois que tous les gens sont nés avec un talent. Moi, je sais comment régler des problèmes et entretenir des relations avec les humains.»

Au fil de sa carrière, elle a travaillé pour une députée puis une ministre, Christine St-Pierre. Elle dit avoir vu les 360 degrés du métier, que ce soit à l’Assemblée nationale ou sur le terrain.

«Un député dispose de leviers, indique Sonia Ziadé. Pour les utiliser, il faut savoir écouter, entendre et comprendre. Pour faire atterrir les dossiers. J’ai été directrice de bureau et j’ai fait débloquer plein de choses.»

Ses rencontres et son porte-à-porte lui ont permis de constater que les électeurs sont indécis, mais lucides. Mais ils lui auraient laissé entendre être déçus du plan de la Coalition Avenir Québec.

Les citoyens ont principalement de l’intérêt à discuter du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), de mobilité et des tarifs douaniers imposés par Donald Trump.

Les priorités du comté

La candidate du PLQ se dit consciente des enjeux de la circonscription. «Si je me lance en politique, je le fais pour les autres et pour faire progresser les dossiers. On voit les développements immobiliers; les villes connaissent de très grandes croissances. Ce qui veut dire que les infrastructures doivent suivre», dit celle qui a un grand intérêt en développement territorial et en urbanisme.

Elle salue l’annonce du bureau de projet pour la route 132. Mais déplore que cette artère névralgique était inscrite au Plan québécois des infrastructures (PQI) depuis 2019.

Libérale de longue date

Détentrice d’un baccalauréat et d’une maîtrise en sciences politiques, la quarantenaire est à sa quatrième campagne. Deux fois au fédéral avec le Parti vert du Canada, puis en 2018, dans Marie-Victorin, pour le PLQ.

«J’étais membre des jeunes libéraux et j’ai milité pour le «Non» en 1995, a mentionné la candidate pour expliquer son long engagement au sein de ce parti. Après 2018, il y a eu une longue traversée du désert. J’ai lu le rapport de relance. J’y ai vu qu’il y avait beaucoup d’écoute.»

À propos de son chef, Charles Milliard, Mme Ziadé a travaillé trois années dans son équipe en tant que directrice principale réseau des chambres de commerce à la Fédération des chambres de commerces du Québec (FCCQ). Elle a collaboré avec lui sur différents dossiers pendant près de deux années en tant que vice-présidente à la Chambre de commerce de l’Est de Montréal (CCEM).

«C’est le genre de leader que tu veux dans un monde polarisé, avance Sonia Ziadé. Ça fait du bien quelqu’un comme lui qui n’est pas toujours dans le négatif et qui veut avancer avec des idées.»