Ancien directeur général de l’organisme communautaire Le Partage, Frédéric Côté souhaite maintenant faire le saut en politique active. Résidant de La Prairie depuis 2017, il confirme qu’il briguera l’investiture du Parti québécois dans la circonscription de La Prairie, qui regroupe Candiac, Delson, La Prairie et Saint-Philippe.

Père de deux jeunes enfants, Frédéric Côté affirme que son engagement politique s’inscrit dans la continuité de son parcours professionnel. Après avoir consacré près de dix ans au Partage à La Prairie, dont plusieurs à titre de directeur général, il souhaite désormais « prendre soin des citoyens » à une plus grande échelle.

Avant son passage dans le milieu communautaire, il a notamment été attaché de presse lors de la campagne électorale de Pauline Marois en 2012, puis directeur de bureau et directeur adjoint de cabinet de l’ancien ministre de l’Environnement Yves-François Blanchet, aujourd’hui chef du Bloc québécois, avec qui il travaille maintenant comme conseiller spécial.

Connaissance du terrain

Selon Frédéric Côté, son expérience à la tête du Partage constitue son principal atout dans cette course à l’investiture.

« Durant mes années au Partage, j’ai rencontré tout le monde. J’ai travaillé avec les municipalités, les entrepreneurs, les commerçants et les citoyens. Je connais les enjeux de pauvreté, mais aussi les réalités économiques et sociales du territoire », affirme-t-il.

Il soutient avoir développé un vaste réseau de partenaires et se décrit comme un « rassembleur », capable de mobiliser différents acteurs autour de projets communs.

« Pendant presque dix ans, j’ai pris soin des gens qui avaient besoin du Partage. Maintenant, j’aimerais prendre soin des citoyens de la circonscription. »

«Une candidature mûrement réfléchie»

Bien qu’il ait été approché à plusieurs reprises au fil des ans pour se présenter en politique, Frédéric Côté explique avoir toujours décliné les offres afin de poursuivre son travail au sein de l’organisme communautaire.

Son départ du Partage, en janvier dernier, a toutefois changé la donne.

S’il obtient l’investiture et est éventuellement élu, il souhaite être « un député très terrain », présent dans les municipalités de la circonscription et à l’écoute des citoyens.

Il reconnaît également que son engagement est motivé par ses convictions souverainistes. 

« Je suis indépendantiste. Je crois que le Québec a la force économique et démographique pour devenir un pays. »

Les transports, la santé et les entreprises

Questionné sur les principaux enjeux de la circonscription, Frédéric Côté identifie d’abord le transport, tant collectif que routier. Selon lui, le financement du transport en commun représente un défi important pour les municipalités, alors que plusieurs citoyens jugent les services insuffisants.

Il souhaite également améliorer l’accès aux soins de proximité.

« Trop souvent, au Partage, j’ai vu des gens incapables de se rendre à leurs rendez-vous médicaux parce qu’ils n’avaient ni les moyens ni le transport. »

Il évoque notamment la possibilité d’implanter davantage de services de santé entre Longueuil et Châteauguay, comme une clinique regroupant des infirmières praticiennes spécialisées.

Le candidat souhaite aussi alléger les démarches administratives imposées aux entrepreneurs.

« Un entrepreneur qui passe quatre heures à remplir de la paperasse ne fait pas avancer son entreprise. »

Réexaminer le dossier de la route 104

Invité à commenter l’abandon du projet d’élargissement et de réaménagement de la route 104 annoncé en 2021, Frédéric Côté estime que le dossier mérite d’être réévalué et il considère que la sécurité doit demeurer le principal objectif.

« Il n’y a pas trop d’argent pour sauver des vies », soutient-il, qualifiant la route de « particulièrement accidentogène ».

S’il dit vouloir analyser les différentes options proposées, notamment le projet de carrefour giratoire, il se montre sceptique quant à la solution consistant uniquement à ajouter des feux de circulation, préconisée par le MTQ.

Favorable à l’avancement du projet sur la route 132

Questionné sur le dossier de l’urbanisation de la route 132 à Delson et sur les récentes annonces du gouvernement de la CAQ, Frédéric Côté affirme accueillir favorablement tout investissement permettant de faire progresser le projet.

Il indique toutefois qu’il aurait préféré que le bureau de projet soit piloté directement par les municipalités concernées.

« Peu importe la formule, il faut que ce dossier avance. Ça fait trop longtemps qu’il traîne. », affirme-t-il. 

Moderniser les infrastructures liées à l’eau potable

Interrogé sur les enjeux entourant l’eau potable, alors que Candiac a récemment annoncé l’installation de compteurs d’eau temporaires, Frédéric Côté insiste surtout sur la nécessité d’investir dans les infrastructures municipales.

Selon lui, les changements climatiques obligeront les villes à effectuer des investissements majeurs au cours des prochaines décennies.

« Les municipalités ne peuvent pas être laissées seules. Le gouvernement du Québec devra être un partenaire. »

Il se garde toutefois de promettre de nouveaux investissements précis, estimant qu’il faut d’abord connaître la situation financière de l’État.

Faire de la région un moteur économique

À plus long terme, Frédéric Côté estime que le territoire de La Prairie possède un important potentiel de développement économique.

Il cite notamment la proximité du port en eau profonde de Sainte-Catherine, des autoroutes 10 et 30 ainsi que de la frontière américaine.

« Cette région pourrait devenir un moteur économique majeur pour le Québec », affirme-t-il.

Il souhaite également protéger les terres agricoles et appuyer les projets liés au développement du secteur agroalimentaire, notamment le projet de hub alimentaire porté par la MRC.

La date de l’investiture visant à choisir le candidat du PQ dans La Prairie est, pour l’instant, inconnue.