Des lots situés dans les parcs de conservation du Marais et de la rivière Saint-Jacques à La Prairie sont désormais inscrits au Répertoire métropolitain des initiatives municipales de conservation (RMIMC) de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Ils sont ainsi pris en compte pour atteindre l’objectif de 30% de territoires conservés dans le Grand Montréal en 2030.

Les lots soumis couvrent une superficie de 1,18 km2 (118,47 ha), l’équivalent de plus de 160 terrains de soccer. Une grande partie de ces terrains abrite la rainette faux-grillon de l’Ouest, une espèce désignée menacée.

«Cette inscription représente une excellente nouvelle pour la Ville, et je suis heureux de voir ces milieux naturels reconnus pour leur importance écologique, a souligné le maire Frédéric Galantai. Par cette démarche, la Ville réaffirme clairement son engagement envers la conservation de ces espaces.»

Le RMIMC de la CMM vise à reconnaître les sites municipaux voués à la conservation, qui ne sont pas répertoriés dans les registres provinciaux, comme celui du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, ou d’autres outils officiels. Selon la CMM, ce Répertoire pallie cette lacune.

Le répertoire recense actuellement 55 projets, d’une superficie totale de 226,5 hectares. La Ville de La Prairie confirme que tous les lots lui appartenant et qui sont admissibles ont Répertoire ont été inscrits.

site conservation du marais
Le site de conservation du marais. (photo: site CMM)
site conservation riviere st jacques
Site de la rivière Saint-Jacques (Photo: site CMM)

«Si la Ville acquiert de nouveaux lots qui répondent aux critères de conservation, elle pourrait les soumettre au Répertoire», précise Dominique Beaumont, directrice du service des communications.

Critères

Une Municipalité qui souhaite inscrire un milieu naturel à ce registre doit d’abord obtenir l’appui d’une instance telle que son conseil municipal.

Parmi les critères à respecter, la CMM exige qu’au moins 75 % de la surface du site visé doit être occupée par des milieux naturels «dont les processus naturels d’évolution et de développement d’un écosystème» ne sont pas entravés par des activités humaines.

L’affectation et le zonage du site doivent être de type «conservation».

De plus, les fonctions et les usages doivent être compatibles avec la protection, le maintien ou le rehaussement de la biodiversité. Ces usages sont notamment un bâtiment patrimonial, un bâtiment d’accueil, un poste d’observation, un sentier pédestre ou cyclable ou encore une aire de détente.