Plusieurs fois en 2016, la population a été confrontée aux risques de dangerosité des personnes ayant des problèmes de santé mentale. Plusieurs nouvelles ont soulevé des inquiétudes et remettent en question le cadre législatif.
La Maison du Goéland
Les familles ou amis qui sont troublés par les comportements de l’un de leurs proches atteints d’un trouble de santé mentale ne savent pas toujours vers qui se tourner pour obtenir de l’aide.
Il y a pourtant des ressources dans la communauté qui peuvent intervenir avant que la situation s’envenime et que des gestes regrettables soient posés. Ces ressources sont malheureusement trop mal connues par les personnes qui vivent un problème de santé mentale. Les services de psychiatries institutionnels n’ont pas toujours le réflexe d’informer les gens, et les personnes sur liste d’attente se sentent souvent laissées à elles-mêmes. Pourtant, dans les ressources communautaires, le soutien est obtenu assez rapidement puisqu’elles ont une vie associative qui favorise une gestion rapide des listes d’attente.
Lors d’une hospitalisation, les traitements visent une stabilisation de l’état de la personne et son congé. Mais cette personne est seule, envahie par la honte, le ressentiment et une estime de soi défaillante. La médicamentation ne permet pas toujours d’enrayer la souffrance et ne mise pas sur le potentiel des personnes qui pourraient bénéficier d’un environnement plus humain. Développant son expertise depuis plus de 22 ans, La Maison du Goéland permet aux personnes de reprendre du pouvoir sur leur symptôme
L’approche prônée par la Maison du Goéland favorise, en plus d’un soutien individuel, une intégration à une communauté. Une communauté sans jugement, les bras grands ouverts sont autant d’occasions de mettre fin à sa solitude et d’accéder à une véritable citoyenneté. Ce «ensemble» n’existe que dans les ressources communautaires alternatives.
Cette reconnaissance du potentiel de la personne, cette ouverture sur les forces de la communauté ont fait leurs preuves. C’est pourquoi ces ressources communautaires alternatives sont reconnues financièrement par le ministère de la Santé et des Services sociaux depuis 30 ans. (TC Media)
