Un effort de rationalisation a permis à l’administration de limiter la hausse du budget interne qui se situe à 44,65% à Sainte-Catherine. Pour les citoyens, l’exercice se traduit par une augmentation moyenne de taxes à 3,3%.

Un nouveau rôle d’évaluation est entré en vigueur et a eu pour effet de faire bondir la valeur moyenne d’une propriété résidentielle de 20%. Celle-ci atteint 531 200$, un prix qui reflète le marché au 1er juillet 2024 et démontre l’attractivité de Sainte-Catherine.

Avec une telle hausse, la Ville a ajusté ses taux afin de limiter les impacts sur le compte de taxes.

Aussi, en concordance avec sa politique de gestion des surplus, la Ville entend utiliser un montant de 338 890$ pour financer, entre autres, sa quote-part du Complexe sportif sans effet sur la taxation, ainsi que pour effectuer un remboursement supplémentaire de capital, ce qui réduit la dette en proportion des revenus municipaux.

Ainsi, pour une résidence de valeur moyenne, c’est 131$ supplémentaire qu’il en coûtera en taxes et services pour la prochaine année.

Rigueur et gestion prudente

«Ce budget reflète notre volonté de préserver la qualité de vie et la résilience de notre communauté, tout en maintenant une gestion responsable de la dette», a souligné le maire Sylvain Bouchard. Nous avons fait des choix pour assurer la pérennité de nos infrastructures et préserver nos services. Ce budget pose aussi les bases du lancement du processus consultatif pour bâtir ensemble la Vision 2035 de Sainte-Catherine. Notre engagement demeure d’assurer une gestion saine aujourd’hui et de préparer l’avenir de notre communauté. »

L’équilibre budgétaire a été maintenu en ciblant les priorités. Une démarche qui a permis de limiter à 4,2% l’augmentation du budget interne.

L’ajustement habituel des salaires selon les conventions, à la croissance des primes d’assurances collectives et à la prévision d’honoraires professionnels pour soutenir le traitement de certains dossiers judiciarisés sont les principales justifications de cette hausse.

Afin de maintenir la dette à un niveau qu’elle juge raisonnable, Sainte-Catherine a toutefois reporté certains projets que ce soit la construction de la rue Brébeuf, le prolongement de la piste Acadia vers Delson et la réfection de certaines rues dans les secteurs Auteuil et Verchères.

Portée durable

Le développement économique local et résidentiel et l’écologie urbaine reposeront sur des actions qui présentent une portée durable.

Cela se manifestera notamment par la mise en place de politiques sur la gestion des actifs et de la dette, ainsi que l’élaboration d’un plan d’intervention pour les infrastructures d’égout et d’aqueduc.

Des initiatives telles que la bonification du programme de barils récupérateurs d’eau de pluie, la revitalisation du terrain de pétanque au parc Fleur-de-Lys et la démarche consultative pour le parc Terry-Fox seront également mises de l’avant.

Le conseil entend également préciser ses orientations en matière de logement abordable, dans une perspective d’inclusion et d’accessibilité.

Pompiers, police et eau

Le renouvellement des conventions collectives des pompiers, la construction de nouvelles casernes et une provision supplémentaire pour des réparations à la Régie d’assainissement des eaux résultent en une augmentation des budgets externes de 4,5%.

Un retour ponctuel du surplus de la Régie de police Roussillon et de la MRC de Roussillon viendra toutefois, en partie, compenser cette hausse.

Le conseil est aussi préoccupé par la hausse de la quote-part de l’eau liée à l’agrandissement de l’usine de Candiac. Il multiplie les représentations afin d’assurer une répartition juste et équitable des coûts aux bénéfices de ses citoyens

Plan triennal d’immobilisation

Le plan triennal d’immobilisation pour la période 2026-28 laisse entrevoir des projets à la hauteur de 36,7 M$, dont 7,9 M$ pourraient être couverts par des subventions.

Pour la prochaine année, Sainte-Catherine envisage 3,5 M$ que ce soit pour la stabilisation des berges de la rivière Saint-Régis, le programme annuel de réfection de chaussée, l’étude pour la gestion des eaux parasitaires et le gainage de l’aqueduc sur la rue Brébeuf.