Le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Sanguinet, Jean Lacroix, souhaite mettre son expérience professionnelle au service des citoyens de la circonscription, faisant lui aussi de la route 132, la gestion de l’eau, l’érosion des berges et le coût de la vie ses priorités.

Jean Lacroix a officiellement été présenté comme candidat de la Coalition avenir Québec dans Sanguinet par la première ministre et députée de la circonscription, Christine Fréchette le lundi 1er septembre. Avec cette annonce, la CAQ devient le premier parti à avoir annoncer l’ensemble de ses candidats dans la province.

Jean Lacroix souhaite maintenant mettre son expérience de plus de 20 ans dans les secteurs de l’énergie, de l’environnement et, plus récemment, de l’agroalimentaire au service des citoyens de Saint-Constant, Sainte-Catherine, Saint-Mathieu et Saint-Rémi.

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Jusqu’à tout récemment à la tête de Cintech agroalimentaire, poste qu’il occupait depuis plus de cinq ans, M. Lacroix affirme avoir toujours cherché à créer les conditions permettant de faire avancer des projets et de favoriser l’innovation.

« À travers mes implications, que ce soit dans les conseils d’administration ou à la tête de Coop, organismes et entreprises, j’ai toujours eu la même intention : participer à l’amélioration de notre monde. Aujourd’hui, je garde la même intention afin de servir les citoyens de Sanguinet », a-t-il déclaré lors de l’annonce de sa candidature.

« Je suis un acteur de changement »

La politique n’était toutefois pas dans les plans de Jean Lacroix. Il explique avoir accepté de faire le saut après avoir reçu un appel de Christine Fréchette, qu’il connaît depuis plusieurs années.

« Je n’ai jamais pensé faire de la politique. Uniquement si je savais que je pourrais faire avancer des choses et que l’environnement dans lequel on était prêt à accepter le changement », affirme-t-il lors d’une entrevue accordée au Reflet.

Il dit avoir été particulièrement interpellé par la possibilité de travailler avec Mme Fréchette et de prendre le relais de celle-ci dans la circonscription, alors qu’elle se présente dans Trois-Rivières.

Selon M. Lacroix, plusieurs des enjeux soulevés par la première ministre lorsqu’elle lui a proposé de devenir candidat correspondaient directement à son expérience professionnelle.

« Je suis une personne d’action, qui peut brasser, bouger des choses, faire arriver des choses », résume-t-il, se décrivant comme « un acteur de changement ».

La route 132 parmi ses priorités

Parmi les dossiers qu’il entend rapidement faire progresser, la transformation de la route 132 occupe une place importante.

Un bureau de projet avait été annoncé par Christine Fréchette afin de faire avancer le dossier. Pour Jean Lacroix, la prochaine étape consiste maintenant à passer à un niveau supérieur.

« Logiquement, si les tendances se maintiennent, ça serait de le reconnaître dans le Plan québécois des infrastructures. Clairement, maintenant, pour passer au mode d’investissement », explique-t-il.

Présentement, le projet est à l’étape de l’étude du Plan québécois des infrastructures. La prochaine étape est celle de la planification.

L’eau et les berges

La gestion de l’eau fait également partie des enjeux que le candidat considère comme prioritaires, particulièrement dans une circonscription où les réalités agricoles et urbaines se côtoient.

Jean Lacroix souligne notamment l’importance de s’attarder à l’érosion des berges.

« La gestion de l’eau, au niveau de cette réalité agricole dans laquelle on est, sur l’érosion des berges. Ça, c’est clairement une disposition importante à faire », soutient-il.

Fort de son expérience dans plusieurs initiatives liées à l’eau potable et à l’environnement, il souhaite éventuellement préciser son approche après avoir rencontré les différents acteurs du milieu.

Entre développement et protection du territoire

Pour M. Lacroix, l’une des particularités de Sanguinet réside dans la coexistence entre les secteurs urbains et agricoles.

Cette dualité représente, selon lui, un défi important : d’un côté, la volonté de densifier et de poursuivre la croissance du territoire; de l’autre, la nécessité de protéger les acquis et les milieux existants.

« L’idée, c’est comment je viens jouer un équilibre. Un équilibre où on va aller chercher le maximum de satisfaction des citoyens. Mais on prendra des décisions qui représenteraient le plus grand intérêt de la collectivité », dit-il.

Le coût de la vie, un enjeu quotidien

Au-delà des grands projets d’infrastructures, le nouveau candidat veut également mettre l’accent sur les préoccupations quotidiennes des citoyens.

Le coût de la vie figure ainsi parmi ses priorités, un dossier qu’il associe aux orientations de l’équipe de Christine Fréchette.

Depuis le début de son implication dans la campagne, il dit d’ailleurs avoir déjà été approché par des citoyens aux prises avec des situations personnelles ou très concrètes.

« J’ai eu plein de situations, de cas qui sont venus me parler déjà. Très terre-à-terre, très personnel, très petite collectivité. Mais je le gérais avec autant d’importance que si c’était un projet comme la 132 », explique-t-il.

Selon La Presse, Christine Fréchette avait tenté de recruter l’ancien joueur du Canadien de Montréal Steve Bégin pour lui succéder dans Sanguinet, mais cette candidature ne s’est finalement pas concrétisée.

Jean Lacroix aura maintenant à convaincre les électeurs de Sanguinet dans une course qui s’annonce disputée. Lors des élections générales du 5 octobre, il fera face à Alain Therrien du Parti québécois, Pinou Thong du Parti libéral du Québec et Virginie Bernier de Québec solidaire.