Élections fédérales : Jacques Ramsay candidat libéral dans La Prairie-Atateken

Jacques Ramsay, candidat libéral dans la circonscription de La Prairie-Atateken, dans le cadre des élections fédérales. (Photo : PhotoArtStudio29 – Cristina Stefan)
Jacques Ramsay, coroner au Bureau du coroner du Québec, est le candidat du Parti libéral du Canada dans la circonscription de La Prairie-Atateken, en vue de la prochaine élection fédérale.
Alors qu’il a œuvré à plusieurs places sur la Rive-Sud comme Sainte-Julie où il était un médecin de famille, M. Ramsay a décidé de se présenter dans cette circonscription puisqu’il dit bien la connaître et qu’elle présente des caractéristiques et des défis avec lesquels il est «familier».
Il a également travaillé en soins palliatifs, ainsi qu’en médecine humanitaire.
Les valeurs ancrées dans sa vie professionnelle l’ont poussé à se joindre à la sphère politique et il veut les mettre de l’avant s’il est élu.
«J’étais quand même confortable comme coroner et juge au Tribunal administratif du Québec et j’avais l’impression de faire un travail constructif, fait-il savoir. Mais de plus en plus, je vois que c’est au niveau politique maintenant qu’il faut investir, amener de l’authenticité et l’intégrité.»
«Je n’ai pas le monopole de l’authenticité et l’intégrité, ce n’est pas ça que je dis, mais ce sont certainement les choses que je veux favoriser, ajoute-t-il. Je veux que le citoyen ait confiance aux institutions, qui sentent qu’il peut interpeler nos institutions et qu’il puisse avoir des réponses.»
Le logement dans la région, une priorité
Jacques Ramsay indique que le logement dans les villes de La Prairie-Atateken sera l’une de ses priorités s’il est élu.
«La Prairie et Candiac, pour ne nommer que ces deux-là, la base foncière est essentiellement résidentielle, indique M. Ramsay. Si ces municipalités veulent offrir plus de services, elles doivent susciter la construction de logements.»
«Mais un des gros enjeux qui a eu récemment, on a vu le moratoire à La Prairie qui a été levé récemment, c’est la capacité de la Ville à fournir des services pour supporter ces nouveaux logements-là, ajoute-t-il. On parle d’eaux usées, du traitement des eaux usées, de l’eau potable et tout ça. Le constat, c’est qu’il n’y a pas eu beaucoup d’investissements au cours des dernières années. On arrive au point qu’il n’y a pu de capacité.»
M. Ramsay indique qu’il y a actuellement un fonds de 2,2 G$ à la disposition des villes au Canada pour financer ces infrastructures-là. Il fait savoir qu’il n’y a pas d’entente encore avec Québec.
«Les villes passent par le provincial, s’exprime-t-il. Il faut qu’il y ait une entente entre le fédéral et le provincial. Il y a presque un milliard qui serait éventuellement disponible et ça, dès le 29 avril, si je suis élu, je vais voir avec le ministre du Logement et le cabinet du premier ministre afin que cette entente-là soit réglée dans les délais les plus rapides.»
«C’est là-dessus que va dépendre le développement des municipalités de La Prairie-Atateken, renchérit-il. Ils ont besoin de ces infrastructures-là qui vont soutenir les nouveaux logements.»
Environnement et transport public à prioriser
Pour M. Ramsay, l’environnement est également une priorité dans la région, comme entreprendre des actions pour les berges et prévenir des catastrophes des suites aux enjeux climatiques.
Questionné sur l’enjeu des berges à la rivière de la Tortue à Delson, il a indiqué qu’il est d’accord avec son adversaire du Bloc Québécois, Alain Therrien, au fait de protéger celles-ci.
«Il y a des fonds qui sont disponibles pour ça et on va aller les chercher, mentionne-t-il. C’est tellement plus facile de sécuriser les berges maintenant que d’attendre qu’il y ait des inondations et des dommages, ça coûte cher ça.»
Le transport public est également à prioriser et croit qu’il sera bonifié grâce à la densification.
Questionné sur les actions que son parti pourrait entreprendre dans la région dans le cadre de la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis, M. Ramsay indique qu’il y aura d’autres annonces sur les secteurs qui seront «les plus touchés» par de potentiels tarifs.
«Pour l’instant, les yeux sont rivés vers l’industrie de l’automobile, conclut-il. On sent que le bois d’œuvre, ça s’en vient. Il faut cibler là où ça fait mal. On ne peut pas gérer Trump.»