Près d’un mois après l’incendie qui a lourdement endommagé l’église de Saint-Mathieu, la municipalité amorce la suite des choses. Des conclusions préliminaires ont été dévoilées et brossent un premier portrait des dégâts.
Mina Dromard //[email protected]
Selon ces premières analyses, la toiture et le plancher du bâtiment sont considérés comme des pertes totales.
Dans une publication diffusée sur Facebook, la municipalité précise toutefois que le plancher était notamment composé d’une mousse ignifuge. Cet élément aurait contribué à ralentir la propagation des flammes à l’intérieur de l’édifice lors de l’incendie.
Or, cette même mousse est aujourd’hui fortement contaminée et imprégnée de fumée ainsi que d’eau, ce qui complique considérablement toute tentative de récupération.
Il reste maintenant à déterminer si certains éléments structuraux, notamment les murs, pourront être récupérés. Le maire de Saint-Mathieu, Jean-Luc Dulude, se veut prudent en attendant les rapports finaux.
«On est toujours en attente du résultat de l’analyse de la structure à savoir si les murs sont récupérables ou pas», a-t-il déclaré au Reflet.
Malgré l’incertitude entourant l’état de la structure, l’élu assure que la municipalité ira de l’avant avec un projet de reconstruction, peu importe les conclusions techniques. «Quoi qu’en disent les résultats, on va rebâtir», a-t-il affirmé.
Pour rappel, l’incendie qui a ravagé l’église de Saint-Mathieu a été jugé accidentel. L’enquête a permis d’établir qu’il serait lié à des travaux en cours sur le site, confirme le maire.
Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, la municipalité a tenu à rassurer la population quant à l’avenir du lieu.
«La vocation de ce lieu demeurera la même, peu importe son avenir. Il restera un espace public et un lieu de rassemblement pour toutes les Mathéennes et tous les Mathéens», peut-on y lire.
Saint-Mathieu tenait ainsi à préciser qu’aucune construction résidentielle, notamment des condos, n’est prévue sur ce terrain.
Les vitraux au centre des préoccupations
Un autre élément important du dossier concerne les vitraux de l’église, classés biens patrimoniaux. Ceux-ci feront l’objet d’analyses afin de déterminer leur état et la nécessité de les restaurer. Des résultats sont attendus d’ici la fin de la semaine.
Advenant des travaux de restauration, la facture pourrait s’avérer élevée. Le coût pour remettre en état un seul vitrail varie entre 5 000 et 25 000 dollars et le bâtiment en compte 14. Toutefois, tous ne nécessiteront peut-être pas une intervention.
Malgré l’importance des dégâts, la municipalité affiche sa détermination.
«On ne baisse pas les bras et on va repartir aussitôt qu’on a les résultats des analyses, pour rétablir ce qui était censé être sur le site de l’église de La Mathéenne», a conclu le maire Jean-Luc Dulude.
