La Coalition Action déchets toxiques propose l’imposition de tarifs importants sur les déchets toxiques qui proviennent des États-Unis. Une réponse à la guerre commerciale, mais aussi à la contamination provoquée par les rejets allégués de l’usine Terrapure à Sainte-Catherine.
«Pour remédier à des situations comme celle de Terrapure, il faut au minimum un arrêt des importations toxiques américaines, suggère la Coalition par voie de communiqué. En ce sens, la présente agression économique américaine offre une opportunité idéale. Un tarif de 300 à 400% serait nécessaire pour réduire la pollution toxique provenant des importations américaines sur l’eau, les sols et de l’air au Canada et représenterait une réponse forte.»
Le tout est vu comme un premier pas vers une interdiction dite définitive d’importation de déchets toxiques en provenance du sud de la frontière.
La Coalition demande que les sommes ainsi perçues, payées par les importateurs canadiens de déchets toxiques, soient versées dans un fonds dédié qui servent à décontaminer et surveiller les sites du Canada.
La Coalition est composée de la Coalition Alerte à l’Enfouissement R-D-N, Eau Secours, Mères au front Basses-Laurentides, Mouvement d’action régionale en environnement (MARE) et la Société pour Vaincre la Pollution (SVP).
Sa mission est de sensibiliser aux impacts des déchets toxiques, de dénoncer leurs effets nocifs et d’exiger des différentes instances gouvernementales qu’elles prennent des mesures nécessaires pour assurer une réelle protection de la santé humaine et environnementale au Québec.
Devant le tribunal
Rappelons que Terrapure et la Ville de Sainte-Catherine se défendent devant le tribunal de nombreux chefs d’accusation déposés par le ministère fédéral de l’Environnement.
En janvier dernier, un rapport de la Direction de la santé publique de la Montérégie soulevait que la majorité des employés de l’entreprise spécialisée dans le recyclage de batteries au plomb ont été exposés au plomb à des niveaux supérieurs des seuils sécuritaires dans les dernières années.
La semaine dernière, le Bureau de protection de l’environnement de Kahnawake a diffusé des résultats accablants quant à la qualité de l’air puis des analyses de sol, ceux-ci puisés près d’une école primaire.

