Le 9 février, Nicole Gamache a reçu un appel d’un policier de Candiac pour l’aviser qu’il enquêtait sur une note de crédit qu’elle n’aurait pas payée à la pharmacie Jean Coutu. Elle a eu le bon réflexe de questionner son interlocuteur. Ce qui n’est pas le cas de tous, alors que la Régie intermunicipale de police Roussillon a laissé savoir qu’elle avait quelques dossiers de fraude par agent de la paix ouverts.

«Il m’avait donné son matricule et un numéro de dossier en me parlant d’un montant de 546$ que je devais au Jean Coutu, a raconté Mme Gamache au Reflet. Il avait une voix bien normale. Mais quand je lui ai demandé de quoi il s’agissait, il a raccroché.»

Karine Bergeron, de la Régie intermunicipale de police Roussillon, confirme que cette tentative de fraude n’a rien de nouveau. En fait, c’est le même modus operandi que la fraude faux représentant.

«On a quelques dossiers pour tentative de fraude ou même fraude, a-t-elle laissé savoir. Des gens appellent et se font passer pour des policiers du Roussillon, des enquêteurs ou même de Candiac, un service dont ils ne savent pas qu’il n’existe pas.»

Celui qui prétend être un policier argumente ensuite sur un montant en souffrance dans un commerce. Il demande alors à sa victime s’il peut se rendre à domicile pour récupérer les cartes bancaires ou un certain montant.

«Il ne faut pas donner ses cartes ou de l’argent comme ça à quelqu’un qui vient à la maison, ajoute Mme Bergeron. Les policiers ne sont pas des collecteurs. Et si vous recevez un appel comme cela, il faut nous contacter.»

Conseils de prévention du Centre antifraude du Canada

  • Ne vous fiez jamais à ce qui est écrit sur l’afficheur de votre téléphone, car les fraudeurs utilisent des applications qui leur permettent d’écrire des noms d’institutions financières
  • Ne donnez jamais de renseignements personnels au téléphone
  • Rappelez-vous que les institutions financières ne demandent jamais à leurs clients de remettre des cartes bancaires ou de dévoiler son numéro d’identification personnel (NIP)
  • Répondez à la personne qui vous sollicite que vous allez la rappeler. Dans 99 % des cas, les fraudeurs vont raccrocher, car ils ne veulent pas donner de numéro pour les joindre
  • Ne cédez jamais à la pression
  • Consultez toujours un membre de votre famille ou un proche de confiance afin de valider l’information reçue
  • Dans le doute, n’hésitez pas à consulter votre institution financière ou le poste de police
  • Rappelez-vous que les facteurs ne font pas de cueillette auprès des particuliers. Ils ne récupèrent pas non plus de courrier pour les institutions financières au domicile de leurs clients.
  • Signalez les fraudes au Centre antifraude du Canada -En cas d’urgence, contactez le 911