Des employés municipaux de la Ville de Delson se sont rassemblés devant l’hôtel de ville vendredi dernier afin de faire entendre leur mécontentement. Les cols bleus sont sans convention collective depuis 838 jours, leur entente étant échue depuis le 31 décembre 2023.
Malgré la durée du conflit, les négociations entre la Ville et le syndicat ont connu des avancées importantes au cours des derniers mois. Mais le blocage se situe au niveau du recours à la sous-traitance, notamment pour les activités de l’aréna du centre sportif de Delson.
Selon Stéphane Sheepwash, président de la section locale 4821 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), la situation est difficile à comprendre pour les travailleurs.
« Nos membres s’occupent déjà des opérations de l’aréna de façon efficace et à un coût avantageux pour les contribuables. Nous avons l’expertise et les connaissances nécessaires », affirme-t-il.
Le syndicat déplore notamment qu’en décembre dernier, la Ville ait lancé un appel d’offres pour confier les opérations quotidiennes de l’aréna à une entreprise privée. Il souligne également que des sous-traitants ont été récemment appelés à effectuer des travaux d’entretien, alors que des employés municipaux étaient déjà sur place pour les réaliser.
« Pour nous, il y a un dédoublement et une inefficacité. On ne comprend pas ce recours à la sous-traitance », ajoute M. Sheepwash.
Au début du mois d’avril, des drapeaux avaient été installés dans des pots de fleurs sur la rue du Collège à Delson.
« Ce n’est rien d’agressif, il n’y a rien de méchant. On veut simplement se faire voir et montrer qu’on est sérieux », explique le président syndical.
Un manque de main d’œuvre, selon la Ville
De son côté, la Ville de Delson, interrogée par Le Reflet, reconnaît la qualité du travail de ses employés cols bleus, tout en évoquant des défis concernant la main d’œuvre.
«Malgré l’embauche de nouveaux employés, plusieurs départs, notamment à la retraite, combinés à une augmentation de l’absentéisme, exercent une pression réelle sur notre capacité à maintenir l’ensemble des services au niveau attendu par les citoyens», indique la Ville.
La Ville précise que le recours à la sous-traitance est envisagé « de manière ciblée, ponctuelle et complémentaire », en fonction des ressources internes disponibles.
Une nouvelle rencontre entre les parties est prévue ce jeudi 23 avril. Tant la Ville que le syndicat affirment poursuivre les discussions de bonne foi.
