La ministre de l’Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec Mélanie Joly était de passage à l’usine Cascades à Candiac mardi. Bien qu’elle soit dans le domaine des pâtes et papier, l’usine n’est pas affectée par les tarifs avec les États-Unis. Le plus gros défi, selon le PDG de l’entreprise Hugues Simon, c’est la décroissance de la population canadienne.
«Ce qui va impacter en général dans une usine de papier hygiénique, c’est la croissance de la population. Nous, on croît avec la population», explique M. Simon. En d’autres termes, plus la population grandit, plus les besoins en papier hygiénique augmentent.
Or, la population du Québec a connu un recul de 0,1 % en 2025 et un recul de 0,3 % dans le reste du Canada, selon des données de Statistique Québec.
«Donc, on pousse beaucoup avec les gens politiques au fédéral et au provincial sur l’immigration. Parce que pas d’immigration, pas de croissance de population», précise le PDG de Cascades.
Il ajoute qu’au-delà d’une clientèle qui pourrait augmenter, l’immigration est nécessaire pour la main-d’œuvre «et pour payer pour les services d’une population vieillissante».
Pas d’impact à Candiac
L’usine de Candiac compte 285 employés et roule 24 heures sur 24 et fabrique principalement des produits de tissus comme du papier hygiénique et essuie-tout. Les tarifs de l’administration Trump qui visent l’industrie des pâtes et papiers ne touchent pas l’usine de Candiac puisque de 80 % de la matière première vient de produits recyclés. «On ne va pas en forêt», illustre M. Simon.

Sinon, le pourcentage restant vient de pâte déjà fabriquée. Pour l’ensemble de l’entreprise Cascades, l’impact des tarifs représente un peu moins de 30 millions par année. «C’est quand même beaucoup, mais c’est gérable», indique Hugues Simon.
Le gouvernement américain avait imposé des tarifs sur le papier hygiénique, mais il s’est ravisé rapidement. Selon le PDG de Cascades, cela avait eu pour effet de créer de l’inflation. «Ça crée de l’inflation et dans un contexte d’inflation pour les États-Unis ils ont besoin d’importer. La plus grande part du lion de l’importation, c’est le Canada», mentionne-t-il.
Dans le contexte actuel où le coût de la vie augmente, nombreux sont ceux qui tentent d’économiser sur les produits de première nécessité. Cascades se spécialise dans la marque privée (marques maison de certaines bannières), ce qui fait que ça demeure positif pour le marché de Cascades.
Convaincre Cascades d’investir au Canada
La ministre Mélanie Joly était passée à l’usine de Candiac en avril 2025 pendant la campagne électorale fédérale. Il avait notamment été question de tarifs douaniers, tout comme lors de cette visite.
«Notre objectif, c’est de savoir comment Cascades peut continuer à non seulement opérer, mais aussi faire des investissements importants. On est en discussion présentement pour des projets d’expansion», mentionne Mme Joly. Les projets d’expansion ne seraient pas nécessairement faits à Candiac, mais bien entendu le gouvernement souhaite qu’ils soient en sol canadien.
M. Simon a confirmé que l’entreprise regarde les programmes incitatifs d’investissement avec intérêt, mais ça doit avoir du sens financièrement, souligne-t-il. Cascades investit annuellement entre 150 et 175 millions de dollars, excluant les investissements stratégiques. L’entreprise a des usines autant au Canada qu’aux États-Unis.


Franchement ils mettent de la pression à Ottawa pour voiloir augmenter l’immigration alors que l’immigration n’a jamais été aussi forte depuis la pendémie ce qui à causé une crise sévère de la disponibilité des logements, de la flambé du prix des loyers et pratiquement doubler le prix des maisons en 10 ans à Montréal et ses banlieux. Non mais qui suis-je pour une telle demande, ils ne font quand même que du papier pour se torcher les fesses, rien de très hautes technologies avec de la valeur ajouté…