Quand un créateur de contenu disparaît des réseaux sociaux sans prévenir, c’est la panique chez les abonnés! Le Candiacois Brendan Mikan peut en témoigner : l’été dernier, il s’est volatilisé du web pendant quelques semaines pour participer au tournage de la nouvelle téléréalité Hors réseau : l’expérience.

« Dans le futur, je vais clairement faire un message d’absence, parce que j’ai reçu tellement de messages : “t’es où?”, “t’es-tu correct?” Sans compter les rumeurs qui disaient que j’étais en prison… Les gens ont beaucoup d’imagination! », raconte-t-il en riant.

Brendan fait partie des dix personnalités qui ont accepté de relever le défi de cette nouvelle production, qui sera diffusée sur Crave dès le 4 mars. Animée par Danick Martineau, la téléréalité — composée de neuf épisodes de 60 minutes — plonge les candidats sur un immense territoire inhabité, où ils sont complètement coupés du monde… et de leur téléphone cellulaire.

Livrés à eux-mêmes, les participants doivent d’abord se retrouver à l’aide de leur instinct et d’une simple carte. Ensemble, ils doivent ensuite compléter une série d’épreuves afin de mettre la main sur des capsules, chacune contenant une portion du grand prix de 25 000 $. À la toute fin, un dilemme les attend : privilégier le bien commun ou leurs intérêts personnels? Hors réseau : l’expérience est la toute première adaptation du format d’aventure The Lost Ones, initialement diffusé au Danemark.

Si certains candidats — on pense à Éléonore Lagacé qui a été scout — possèdent des bases en survie, ce n’est pas le cas de Brendan, qui se décrit lui-même comme une « poule de luxe ». Sortir de sa zone de confort? Mission accomplie. Le plus grand défi pour lui aura été… la solitude.

Habitué d’être constamment entouré, ou du moins en interaction avec sa communauté en ligne, il a dû apprendre à composer avec le silence et l’isolement. « Même quand je suis seul, je peux publier, parler à des gens. Là, je devais me fier uniquement sur moi. Ça a vraiment été un ajustement », confie-t-il.

Reconnu comme étant celui qui critique les participants de téléréalités (confortablement assis dans son salon!), quel rapport entretient-il avec la critique?

«C’est la première fois que je vais me voir à l’écran et je suis tellement habitué de critiquer les autres que ça va être bizarre un peu d’être dans la position inverse. Mais, je vais me critiquer, aussi! Les gens, ils diront ce qu’ils ont à dire. Et rendu là, j’espère qu’ils vont en parler parce que ça va juste aider le show!»

On voit de plus en plus de créateurs de contenu sur les productions télé (on pense entre autres à Big Brother Célébrités), est-ce une façon d’attirer les jeunes ou plutôt une façon pour les diffuseurs de faire de la promotion de l’émission à moindre coût?

Pour Brendan, il ne s’agit pas d’une stratégie opportuniste, mais plutôt d’un pont naturel entre deux univers longtemps perçus comme opposés.

Selon lui, intégrer des créateurs permet aux médias traditionnels de rejoindre une nouvelle génération, sans renier leur essence. Dans un contexte où les plateformes de streaming se multiplient et où les habitudes d’écoute évoluent rapidement, cette collaboration devient presque incontournable pour assurer la pérennité du contenu québécois, estime-t-il. « La jeunesse, c’est la relève », souligne-t-il, convaincu que cette ouverture est bénéfique autant pour la télévision d’ici que pour la culture québécoise dans son ensemble.