À seulement 18 ans, Yu Yang Tian, un étudiant de Candiac, a transformé son propre parcours en un projet technologique destiné à aider les personnes qui apprennent le français.
Immigrant d’origine chinoise et vivant avec la dyslexie, il a développé ARF QC, une application qui utilise l’intelligence artificielle pour corriger les textes, expliquer les erreurs et proposer des exercices personnalisés.
« Au départ, ce projet a été créé simplement pour moi. C’était une difficulté que j’avais », raconte le jeune entrepreneur.
Arrivé au Québec à l’âge de trois ans, Yu Yang Tian explique avoir toujours éprouvé des difficultés en français, particulièrement à l’écrit.
« J’ai appris comment mes professeurs enseignaient le français, comment je me suis amélioré, et j’ai toujours été intéressé par les intelligences artificielles. Toutes ces idées sont venues ensemble, ce qui a créé l’application ARF QC. » dit-il.
L’application offre une correction détaillée des textes grâce à un système de couleurs qui distingue les différents types d’erreurs, qu’il s’agisse de grammaire, de syntaxe, de vocabulaire ou encore d’anglicismes.
Chaque correction est accompagnée d’explications, puis transformée en exercices de révision adaptés aux difficultés de l’utilisateur. Une fonctionnalité permet également de conserver les notions à revoir, à la manière de cartes mémoire.
Depuis son lancement, l’application a déjà attiré environ 600 utilisateurs actifs.
Pour Yu Yang Tian, le développement d’ARF QC représente bien plus qu’un projet technologique. Vivant avec un trouble d’apprentissage du langage, il connaît les défis auxquels sont confrontés plusieurs élèves.
« J’ai étudié le français pendant plusieurs années, mais à cause de mon trouble d’apprentissage sur le langage, c’était toujours très difficile pour moi de bien organiser ce que je voulais écrire », explique-t-il.
Son initiative lui a récemment valu le prix de la Fédération des cégeps, remporté dans le cadre du Défi OSEntreprendre, une reconnaissance qui confirme le potentiel de son projet.
« C’est super encourageant parce que je n’avais pas pensé qu’un projet créé par moi-même pouvait remporter un prix aussi important. C’est très motivant pour continuer d’explorer le domaine de l’entrepreneuriat et de l’éducation », souligne-t-il.
