Avec des événements comme le «Berkley B1» qui attire de plus en plus d’adeptes, la pêche sportive ne cesse de gagner en popularité dans la région de Salaberry-de-Valleyfield.
Alexandre Picard, un jeune résidant de Salaberry-de-Valleyfield âgé de 15 ans, incarne la passion qui anime des milliers de pêcheurs sur les plans d’eau du Suroît. Un mordu de la pêche à l’achigan, l’adolescent connaît les endroits stratégiques pour réussir les meilleures prises sur le fleuve Saint-Laurent et le lac Saint-François. Son sourire communicatif et son expertise font de lui un véritable ambassadeur de la pêche.
Les yeux pétillants et grands ouverts quand il parle de son loisir de prédilection, Alexandre a fourni une réponse immédiate à chacune des questions formulées par le Journal Saint-François lors d’une entrevue accordée sur les rives du fleuve dans le secteur Grande-Ile. Persévérant, il a su faire sa place au sein du «Team Canada Pro», une équipe qui jouit d’une grande notoriété au Québec.
«J’ai fait des démarches pendant 3 ans. Au début de l’année, ils (Team Canada Pro) m’ont approché. J’ai envoyé des photos et mes résultats scolaires. J’ai reçu un chandail à mon nom et je profite maintenant des privilèges de l’équipe», se réjouit Alexandre Picard.
Avec la tenue du «Berkley B1», qui s’est déroulée les 21 et 22 septembre, l’élève de 4e Secondaire à l’école de la Baie-Saint-François ne cache pas ses ambitions. Alexandre se fait à l’idée qu’il ne pourra y participer avant l’âge adulte, mais il se permet de rêver.
«J’aimerais un jour devenir un professionnel de la pêche et être connu à travers le Québec», souhaite-t-il.
Alexandre a déjà fait un pas dans cette direction lors d’un tournage pour la télévision. Également un friand de chasse, il a été invité à prendre part à un épisode de la série «Bonne chasse», qui sera diffusé sur les ondes de RDS l’hiver prochain et au cours de laquelle il sera question de la chasse à l’ours.
Parmi ses prises les plus impressionnantes, Alexandre a cueilli au bout d’un hameçon un achigan à grande bouche de 5 livres et 8 onces ainsi qu’un autre à petite bouche qui a fait osciller la balance à 53 onces. Lors d’une excursion avec guide sur le lac Ontario, il a capturé une truite de 22 livres et demie. Des perchaudes d’une douzaine de pouces pêchées dans la rivière Saint-Charles figurent aussi à son palmarès.
En hiver sur la glace, Alexandre taquine le brochet et la perchaude en plus de l’achigan. «Une sonde avec un sonore permet de repérer les poissons sous la glace», décrit l’adolescent, qui préfère la pêche estivale à bord de l’embarcation de son père, Serge Picard.
«En juillet, ça cogne. C’est spectaculaire de voir un achigan à petite bouche sauter en eaux peu profondes pour attaquer l’appât», apprécie le jeune pêcheur qui peut prendre de 20 à 25 achigans en trois heures lors de ses bonnes journées.
Si la pêche rallie les Picard, incluant le paternel et les trois frères du cadet de la famille, Alexandre démontre sans détour le plus d’enthousiasme pour cette activité récréative. «Après l’école, quand je n’ai pas de devoirs, je pars pour la pêche. Étant plus jeune, c’est certain que j’ai plus de temps à y consacrer que mes frères et mon père», souligne-t-il.

Éthique
Alexandre Picard voue un grand respect pour l’éthique de la pêche et il ne conserve jamais les achigans qui mordent à l’hameçon. «La remise à l’eau change tout. Il m’est arrivé de prendre le même achigan trois fois. Le poisson avait une cicatrice sur la mâchoire», raconte cet habitué de la pêche sportive.
Gagnant de 3 tournois amateurs, Alexandre exerce sa passion avec les équipements «dernier cri» conçus selon les plus récentes technologies. Ses cannes à pêche de marque Okuma, fabriqués en matières composites, valent plus de 400 $ la copie. «C’est cher mais beaucoup plus léger et on peut lancer la ligne plus loin», explique celui qui en possède 4 et un sac rempli de mouches pour assouvir son désir de pratiquer la pêche.
Le résident du secteur Grande-Ile sillonne les eaux au côté de son père dans un bateau de pêche d’une longueur de 21 pieds ou bien il se déplace par ses propres moyens pour tendre la ligne sur les rives du fleuve. «Le bateau a un moteur électrique et le bruit est très faible. C’est mieux quand il y a peu de vent. Les poissons sont plus actifs», élabore le jeune pêcheur.
Comme à chaque année, Alexandre Picard ira voir chaque pesée du «Berkley B1», le week-end prochain, avec l’espoir de vivre éventuellement son jour de gloire à l’événement comptant pour le championnat canadien de pêche professionnelle.
Alexandre Picard, expert de la pêche à 15 ans
